Coran, hadiths et savants : Mohammed et les versets sataniques

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Selon l'islam sunnite orthodoxe le Coran n'est pas la simple parole inspirée d'un prophète, mais plutôt les paroles mêmes d'Allah mises dans la bouche de son dernier apôtre. En tant que tel, chaque mot du Coran est considéré comme le verbatim de Dieu dans l'arabe clair d'Allah. Or, selon la tradition islamique, au moins une fois, les saintes paroles divines ont été souillées par les chuchotements perfides de Satan dans ce qui est connu comme l'incident des versets sataniques, ou aussi l'incident des Gharaniq (grues). Selon tous les grands biographes du prophète, Satan a chuchoté à l'oreille de Mohammed, corrompant un verset divin d'Allah et le transformant en une invitation à adorer les filles d'Allah (divinités vénérées par les Mecquois païens en plus d'Allah dans leur sanctuaire de la Ka'bah). Ce verset eut pour effet de faire aimer Mohammed des Mecquois païens qui étaient jusque-là consternés par ses attaques contre leurs dieux et ses déclarations selon lesquelles leurs ancêtres étaient en enfer. Cependant ses partisans furent choqués de voir soudainement leur Prophète embrasser le shirk. Mohammed rétractera plus tard le verset, déclarant qu'il s'agissait de l'œuvre de Satan. Des commentateurs, théologiens et universitaires ultérieurs ont remis en question l'incident, les universitaires modernes notant que cet incident fournit une très bonne justification de la doctrine du naskh. Néanmoins, l'incident est bien documenté dans la tradition islamique et attesté dans ibn Ishaq, Tabari et Bukhari entre autres.

Coran

Sourate 53:19-22

Que vous en semble [des divinités] Lat et Uzza,

ainsi que Manat, cette troisième autre?

Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille? Que voilà donc un partage injuste!


Qur'an 53:19-22

Sourate 22:52-53

Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité . (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le coeur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage.


Afin de faire, de ce que jette le Diable, une tentation pour ceux qui ont une maladie au coeur et ceux qui ont le coeur dur... Les injustes sont certes dans un schisme profond.
Qur'an 22:52-53


Sourate 17:73-75

Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime.

Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux

Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous .
Qur'an 17:73-75

Hadith

Sahih Bukhari

Selon Ibn Abbâs :

Le Prophète (ﷺ) se prosterna en soujoûd en récitant la sourate 53 an-Najm. Musulmans et polythéistes, humains et génies, se prosternèrent avec lui.

(Boukhari n°4862 et 1071)

Sira

Al Tabari

Satan jette une fausse révélation sur la langue du messager de Dieu


Le Messager de Dieu était avide du bien-être de son peuple et souhaitait se réconcilier avec lui de toutes les manières possibles. On dit qu'il voulait trouver un moyen de le faire, et voici ce qui s'est passé: Ibn Humayd—Salamah—Muhammad b. Ishaq—Yazid b. Ziyad al-Madani—Muhammad b. Kali al-Qurazi : Le Messager de Dieu voyait sa tribu lui tourner le dos et s’attristait de les voir fuir le message qu'il leur avait apporté de Dieu. Dans son âme il aspirait à ce que quelque chose lui venant de Dieu le réconcilierait avec sa tribu. Par amour pour sa tribu et empressement pour leur bien-être, il aurait été ravi si certaines des difficultés qu'ils lui avaient créées avaient pu être aplanies. Il débattait en lui-même et souhaitait ardemment un tel résultat. Alors Dieu révéla :

Par l'étoile quand elle se couche, votre compagnon ne se trompe pas, ni n'a été trompé; il ne parle pas non plus de (son propre) désir …

et quand il est venu aux mots:

Que vous en semble Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre?

Satan jeta sur sa langue, à cause de ses débats intérieurs et de ce qu'il désirait apporter à son peuple, les paroles :

Ce sont les grues de haut vol (Gharânîq); en vérité, leur intercession est acceptée avec approbation.

Quand Quraysh entendit cela, ils se réjouirent et furent ravis de la façon dont il parlait de leurs divinités, et ils l'écoutèrent. Les musulmans, ayant une confiance totale en leur Prophète en ce qui concerne les messages qu'il apportait de Dieu, ne le soupçonnèrent pas d'erreur ou d'illusion. Quand arriva le moment de la prosternation, ayant terminé la sourate, il s'est prosterné et les musulmans ont fait de même, suivant leur Prophète, se fiant au message qu'il avait apporté et suivant son exemple. Les polythéistes des Qurayshites et d'autres qui étaient dans la mosquée se prosternèrent également du fait de la référence [1193] à leurs idoles qu'ils avaient entendue, de sorte qu'il n'y avait personne dans la mosquée, croyant ou incroyant, qui ne se prosternât. La seule exception était al-Walid b. al-Mughirah, qui était un très vieil homme et ne pouvait pas se prosterner ; mais il prit dans sa main une poignée de terre de la vallée et se prosterna dessus. Puis ils se dispersèrent tous hors de la mosquée. Les Qurayshites partirent ravis de la mention de leurs idoles qu'ils avaient entendus, en disant: "Mohammed a mentionné nos divinités de la plus favorable des manières possibles, déclarant dans sa récitation qu'elles sont les grues de haut vol et que leur intercession est reçue avec approbation ." La nouvelle de cette prosternation parvint à ceux des Compagnons du Messager de Dieu qui se trouvaient en Abyssinie et les gens dirent : “Les Qurayshites ont accepté l'islam.” Certains se sont levés pour revenir, tandis que d'autres sont restés en arrière. Alors Gabriel s'approcha du Messager de Dieu et dit : "Muhammad, qu'as-tu fait ? Tu as récité au peuple ce que je ne t'ai pas apporté de la part de Dieu, et tu as dit ce qui ne t'a pas été dit." Alors le Messager de Dieu fut très affligé et s’abstint de manger et boire pendant trois jours, craignant la colère de Dieu, mais Dieu lui envoya une révélation, car Il était miséricordieux envers lui, le consolant et éclaircissant l'affaire pour lui, l'informant qu'il n'y avait jamais eu de prophète ou de messager avant lui qui désirait ce qu'il désirait et souhaitait ce qu'il voulait sans que Satan ait jeté des mots dans sa récitation, comme il avait jeté des mots sur la langue de Mohammed. Alors Dieu annula ce que Satan avait ainsi jeté, et établit ses versets en lui disant qu'il était comme les autres prophètes et messagers, et révéla :

Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité . (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le coeur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage.

Ainsi Dieu ôta le chagrin de son Messager, le rassura sur ce qu'il avait craint et annula les paroles [1194] que Satan avait jetées sur sa langue, c’est-à-dire que leurs dieux étaient les grues de haut vol dont l'intercession était acceptée avec approbation. Il a alors révélé, après la mention de "al-Lat, al-'Uzza et Manat, le troisième, l'autre", les mots :

Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille? Que voilà donc un partage injuste! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres..…aux mots : en faveur de qui Il veut et qu'Il agrée.

Cela signifie : comment l'intercession de leurs dieux peut-elle profiter à Dieu ? Lorsque Mohammed a apporté la révélation de Dieu annulant ce que Satan avait jeté sur la langue de Son Prophète, les Qurayshites ont dit : "Mohammed s'est repenti de ce qu'il a dit concernant la position de vos divinités auprès de Dieu, et l'a modifié et a apporté autre chose." Or, les deux phrases que Satan avait jetées sur la langue du Messager de Dieu étaient dans la bouche de tous les polythéistes, et ils devinrent encore plus méchants et plus violents dans leur persécution de ceux d'entre eux qui avaient accepté l'Islam et suivi le Messager de Dieu. Dans le même temps, ceux des Compagnons du Messager de Dieu qui avaient quitté l'Abyssinie en apprenant que Quraysh avait accepté l'Islam en se prosternant avec le Messager de Dieu s'approchaient. Lorsqu'ils furent près de La Mecque, ils entendirent que le rapport selon lequel les habitants de La Mecque avaient accepté l'islam était faux. Aucun d'entre eux n'est entré à La Mecque sans obtenir de protection ou sans y entrer secrètement. Parmi ceux qui sont venus à La Mecque et y sont restés jusqu'à ce qu'ils émigrent à al-Madinah et furent présents avec le Prophète à Badr, se trouvaient, parmi les Banu 'Abd Shams b. 'Abd Manaf b. Qusayy, 'Uthman b. 'Affan b. Abi al-'As b. Umayyah, accompagné de sa femme Ruqayyah, la fille du Messager de Dieu ; Abu Hudhayfah b. 'Utba b. Rabi'ah b. 'Abd Shams, accompagné de sa [1195] femme Sahlah bt. Suhayl ; avec un certain nombre d'autres au nombre de trente-trois hommes.

Al-Qassim b. al-Hasan—al-Husayn b. Daud—Hajja—Abu Ma-'shar—Muhammad b. Ka'b al-Qurazi et Muhammad b. Qays : Le Messager de Dieu était assis dans un grand rassemblement de Quraysh, souhaitant ce jour-là qu'aucune révélation ne lui viendrait de Dieu qui les ferait se détourner de lui. Alors Dieu révéla :

Par l'Etoile quand elle se couche, votre compagnon ne se trompe pas, ni n’est trompé... et le Messager de Dieu le récita jusqu'à ce qu'il arrivât à :

Que vous en semble Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre?

quand Satan jeta sur sa langue deux phrases :

Ce sont les grues de haut vol; en vérité leur intercession est à désirer.

Il les prononça et continua à compléter la sourate. Quand il s'est prosterné à la fin de la sourate, toute la compagnie s'est prosternée avec lui. Al-Walid b. al-Mughirah a soulevé de la poussière sur son front et s'est incliné dessus, car il était un très vieil homme et ne pouvait pas se prosterner. Ils étaient satisfaits de ce que Muhammad avait prononcé et dirent: "Nous reconnaissons que c'est Dieu qui donne la vie et la mort, qui crée et qui pourvoit à la subsistance, et si nos déesses intercèdent pour nous auprès de lui, et si vous leur donnez une part , Nous sommes avec toi." Ce soir-là, Gabriel vint vers le Messager de Dieu et passa en revue la sourate avec lui, et lorsqu'il atteignit les deux phrases que Satan avait jetées sur sa langue, il dit : "Je ne t'ai pas apporté ces deux-là." Alors le Messager de Dieu dit : «J'ai fabriqué des choses contre Dieu et je lui ai imputé des paroles qu'il n'a pas prononcées. Alors Dieu lui révéla :

Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime.

Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux

Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous . (Coran 17:73-75)

Le prophète est resté accablé de chagrin et anxieux jusqu'à la révélation du verset :

[1196] Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité . (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le coeur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage.

Lorsque ceux qui avaient émigré en Abyssinie apprirent que tout le peuple de La Mecque avait accepté l'islam, ils retournèrent dans leurs clans en disant : « Ils nous sont plus chers » ; mais ils ont constaté que le peuple avait renversé sa décision lorsque Dieu a annulé ce que Satan avait jeté sur la langue du Messager de Dieu.[1]

[1]
al-Tabari (d. 923), M. V. McDonald; W. Montgomery Watt, eds, The History of al-Tabari [Ta’rikh al-rusul wa’l-muluk], vol. VI, SUNY Press, pp. 107-112, ISBN 0-88706-706-9, 1988, https://archive.org/details/HistoryAlTabari40Vol/History_Al-Tabari_10_Vol/page/n1577/mode/2up 
أبو جعفر الطبري, تاريخ الرسل والملوك, vol. 2, al-Maktabah al-Shamilah, p. 337-341, https://app.turath.io/book/9783 

Ibn Sa'd

Récit des causes du retour d’Abyssinie des compagnons du Prophète


Muhammad Ibn Umar nous a informés; il a dit: Yunus Ibn Muhammad Ibn Fudalah al-Azfari m'a lié sous l'autorité de son père (deuxième chaîne) il (Ibn Sa'd) a dit: Kthir Ibn Zayd m'a lié sous l'autorité d'al-Muttalib Ibn Abd Allah Ibn Hantab ; ils ont dit: "le Messager d'Allah avait vu son peuple s'éloigner de lui. Un jour qu’il était assis seul, il exprima un désir: "Je souhaite qu'Allah ne m'ait rien révélé de désagréable pour eux.”

Alors le Messager d'Allah, s'est approché d'eux (Quraysh) et ils se sont également approchés de lui. Un jour qu’il était assis dans leur assemblée près de la Ka'bah, il récita : « Par l'étoile quand elle se couche », (1) jusqu'à ce qu'il atteigne : “Que vous en semble Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre?”. (2) Satan lui a fait répéter ces deux phrases : "Ces idoles sont hautes et leur intercession est attendue". Le Messager d'Allah les a répétées, et a continué à réciter toute la sourate, puis s'est prosterné et les gens se sont également prosternés avec lui. Al-Walid Ibn al-Mughirah, un vieil homme ne pouvant pas se prosterner, a pris une poignée de poussière sur son front et s'est prosterné dessus. Il est dit: Abu Uhayhah Sa'id Ibn al-As, étant un vieil homme, a pris de la poussière et s'est prosterné dessus. Certains disent : C'est al-Walid qui a pris la poussière ; d'autres disent : C'était Abu Uhayhah ; tandis que d'autres disent: Les deux l'ont fait. Ils étaient satisfaits de ce que le Messager d'Allah avait dit. Ils ont dit: "Nous savons qu'Allah donne la vie et cause la mort. Il crée et nous donne des provisions, mais nos divinités intercéderont auprès de Lui et dans ce que vous leur avez assigné nous sommes avec vous." Ces mots ont piqué le Messager d'Allah.

Il était assis dans sa maison et quand advint le soir, Gabriel vint vers lui et révisa la sourate. Alors Gabriel dit: "Est-ce que j'ai apporté ces deux phrases?" Le Messager d'Allah répondit : "J'ai attribué à Allah ce qu'Il n'a pas dit."

Alors Allah lui révéla : "Et ils se sont vraiment efforcés de te détourner (Muhammad) de ce que Nous t’avons inspiré, afin que tu invente autre chose que cela contre Nous ; et alors ils t’auraient accepté comme ami. Et si Nous ne t'avions pas rendu tout à fait ferme, tu aurais presque pu t'y incliner un peu, alors Nous t'aurions fait goûter un double (punition) de vivre et un double (punition) de mourir, alors tu n'aurais trouvé aucun secours contre Nous.""( 1)

Muhammad Ibn Umar nous a informés; il a dit: Muhammad Ibn Abd Allah m'a lié sous l'autorité d'al-Zuhri, lui sous l'autorité d'Abu Bakr Ibn Abd al-Rahman Ibn al-Harith Ibn Hisham; il a dit: "Cette prosternation est devenue connue des gens jusqu'à ce que la nouvelle parvienne en Abyssinie et aux Compagnons du messager d'Allah que le peuple de La Mecque est tombé en prosternation et a rejoint l'Islam, y compris al-Walid. Ibn al-Mughirah et Abu Uhayhah qui se sont prosternés derrière le prophète. Les gens ont dit: "Quand de telles personnes ont rejoint l'Islam, qui d'autre reste à Makkah?" Ils ont dit: "Nos parents nous sont chers." Alors ils sont retournés. Quand ils étaient à une distance d'une heure de marche de Makkah, ils rencontrèrent des cavaliers de Kinanah. Ils s'enquirent des Qurayshites et de leurs affaires. Les cavaliers ont dit: "Muhammad a bien parlé de leurs divinités, alors ils l'ont suivi mais ensuite ils sont devenus apostats. Il a commencé à médire de leurs dieux et ils ont commencé à lui faire du mal. Nous les avons laissés dans cette lutte. » Ils ont discuté du fait qu'ils devraient retourner en Abyssinie, mais ensuite ils ont dit : « Nous sommes arrivés ici, alors entrons (dans la ville), voyons les Quraysh et rendons visite à nos familles, puis revenons.

Muhammad Ibn Umar nous a informés; il a dit: Muhammad Ibn Abd Allah s'est lié à moi sous l'autorité d'al-Zuhri, lui sous l'autorité d'Abu Bakr Ibn Abd al Rahman; il a dit: "Ils sont entrés à La Mecque et personne n'y est entré sauf sous la protection de (quelqu'un); Ibn Masud est resté pendant une courte période et est retourné en Abyssinie."

Muhammad Ibn Umar a déclaré: "Ils étaient partis (Makkah) au mois de Rajab la cinquième année. Ils y sont restés pendant les mois de Shaban et de Ramadan. L'incident de la prosternation a eu lieu pendant le Ramadan et ils sont revenus à Shawwal dans la cinquième année. année."[2]

[2]

Al Waqidi

“Un certain jour, les principaux hommes de la Mecque, réunis en groupe près de la Kaaba, discutaient comme à leur habitude des affaires de la ville lorsque Mohammed parut et, s'asseyant à côté d'eux d'une manière amicale, se mit à réciter à leur attention la sourate 53.... "

"Et ne voyez-vous pas Lat et Ozza, et Manat la troisième en plus?"

"Quand il fut arrivé à ce verset, le diable suggéra une expression des pensées qui depuis de nombreux jours avaient possédé son âme; et mit dans sa bouche des paroles de réconciliation et de compromis, dont il avait attendu la révélation de Dieu, à savoir ;

"Ce sont les femmes exaltées, et en vérité leur intercession est à espérer"

"Les Coreish ont été surpris et ravis de cette reconnaissance de leurs divinités ; et comme Mohammed terminait la sourate avec les derniers mots

"C'est pourquoi prosternez-vous devant Dieu et servez-le"

"toute l'assemblée se prosterna d'un commun accord sur le sol et adora. Walid seul, le fils de Mughira, incapable à cause des infirmités de l'âge de se prosterner, prit une poignée de terre et adora, la pressant contre son front."

« Et tout le peuple se réjouit de ce qu'avait dit Mahomet, et se mit à dire : « Or, nous savons que c'est le Seigneur seul qui donne la vie et qui l'ôte, qui a créé et qui soutient. Ces déesses intercèdent auprès de lui pour nous ; et comme tu leur en as concédé une part, nous sommes contents de te suivre". Mais leurs paroles inquiétèrent Mohammed, et il se retira dans sa maison. Le soir, Gabriel le visita, et le prophète lui récita la sourate. Et Gabriel dit , « Qu'est-ce que tu as fait ? Tu as répété devant le peuple des paroles que je ne t'ai jamais données. » Alors Mohamed eut un grand chagrin, et craignit beaucoup l'Éternel ; et il dit : « J'ai dit de Dieu ce qu'il n'avait pas dit. » Mais l'Éternel consola son prophète, restaura sa confiance, annula le verset, et révéla la vraie lecture de celui-ci (telle qu'elle est maintenant), à savoir,

"Et ne voyez-vous pas Lat et Ozza, et Manat le troisième à côté ? Quoi ! Y aura-t-il une progéniture mâle pour vous, et une descendance femelle pour Lui ? C'était en effet une répartition injuste ! Ce ne sont que des noms que vous et vos pères avez inventés. , etc."[3]

[3]

Tafsir

Al-Jalalayn

Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun messager (rasūl) (c'est un prophète qui a reçu l'ordre de délivrer un Message) ou prophète (nabī) (celui qui n'a pas reçu l'ordre de délivrer quoi que ce soit) qui, lorsqu'il a récité [l'Écriture ] Satan a jeté dans sa récitation, ce qui n'est pas du Coran, mais que ceux à qui il [le prophète] avait été envoyé trouveraient agréable. Le Prophète avait, lors d'une assemblée des [hommes de] Quraysh, après avoir récité les [versets suivants de] la sourate al-Najm, Avez-vous considéré Lāt et 'Uzzā? Et Manāt, la troisième ? [53:19-20] ajouta, à la suite de Satan les jetant sur sa langue sans qu'il [le Prophète] s'en rende compte, [les mots suivants] : 'ce sont les grues de haut vol (al-gharānīq al- 'ulā) et en effet leur intercession est à espérer', et ainsi ils [les hommes de Quraysh] en furent ravis. Gabriel, cependant, l'informa plus tard [le Prophète] de ce que Satan avait jeté sur sa langue et il en fut attristé ; mais a été [par la suite] réconforté par le verset suivant afin qu'il puisse être rassuré [du plaisir de Dieu]:

Dieu abroge alors, annule, tout ce que Satan avait jeté, puis Dieu confirme Ses révélations. Et Dieu est Connaisseur, de la déformation par Satan de ce qui a été mentionné, Sage en Lui permettant [Satan] de faire de telles choses, car Il fait tout ce qu'Il veut.

Afin qu'il fasse de cette épreuve lancée par Satan, un test, pour ceux dont le cœur est malade (dissension et hypocrisie), et pour ceux dont le cœur est endurci, à savoir les idolâtres, (endurcis) contre l'acceptation de la vérité. Car vraiment les malfaiteurs, les mécréants, sont [imprégnés] dans un défi extrême, [dans] une querelle prolongée avec le Prophète (s) et les croyants, car sa langue prononçait la mention de leurs divinités d'une manière qui leur plaisait, cela étant pourtant annulé par la suite.
Surah 22 Ayah 52-53
Tafsir al-Jalalayn, trans. Feras Hamza, Royal Aal al-Bayt Institute for Islamic Thought


Ibn Kathir

Nombre des exégètes, en commentant ces versets, ont fait allusion à l’histiore des idoles (Gharaniques). Ceci eut lieu quand les émigrés parmi les fidèles retournèrent de l’Ethiopie croyant que les idolâtres de Qoraïch avaient embrassé l’Islam.

Voilà, en résumé, le récit rapporté par Sa'id Ben Joubayr:

«A la Mecque, le Messager de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - récita la sourate de «l’Etoile» [Coran LUI]. Arrivé à ces versets: «Et maintenant que dire d’El-Lat et d’El-Ouzza? et de Manat, cette troisième idole» [Coran LUI, 19-20] Satan jeta sur sa langue ces propos: «Ces idoles sont les plus distinguées dont leur intercession sera acceptée». Les idolâtres s'écrièrent alors: «Il n’a jamais mentionné nos divinités en bien avant ce jour-ci». En récitant cette sourate, le Prophète devait se prosterner comme II se doit. Il se prosterna et les autres se prosternèrent. Dieu -à Lui la puissance et la gloire- fit descendre ce verset: «Nous n’avons pas envoyé avant toi un seul Prophète ou apôtre auquel Satan n’ait tenté de ravir ses espoirs. Mais Allah décèle les tentatives de Satan. Puis II raffermit Ses propres preuves. Il est savant et sage» Ce même événement fut cité dans la biographie du Messager de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - écrite par Mouhammed Ben Ishaq. Ceci n’a été ni confirmé ni démenti. Et c’est Dieu qui est le plus savant.

Al-Baghawi, dans son ouvrage «L’interprétation du Coran» s’est demandé avec étonnement: «Comment cela pouvait-il arriver du moment que Dieu a préservé Son Messager - qu’Allah le bénisse et le salue - de toute erreur flagrante comme elle-ci? Et pour donner une réponse concrète il dit: «Satan avait jeté dans les oreilles des polythéistes ces propos attribués au Prophète.» Ils crurent que cela fut déclaré par le Messager de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - alors que c’était le faire du démon. C’est de cette façon qu’on doit commenter un tel événement».

Al-Boukhari rapporte que, Ibn Abbas dans son commenaire, a dit: Quand un Prophète désirait quelque chose, Satan lançait (autre chose) dans son désir. Puis Dieu abroge ce que Satan lance».

Dieu dit à la suite: «Si Allah tolère les manœuvres de Satan, c’est pour éprouver les cœurs incertains ou endurcis». C’est à dire de ceux dont les cœurs contiennent de doute, du polythéisme et d’incrédulité, comme ceux qui se sont réjouis des propos attribués au Prophète - qu’Allah le bénisse et le salue - croyant que cela venait de Dieu et non de Satan.


Historicité

Le Coran des historiens

Les orientalistes ont été partagés sur l’authenticité de ces versets inspirés par Satan. Le savant italien Leone Caetani (m.1935) considère qu’ils relèvent d’une invention a posteriori (cité dans Nöldeke et Schwally, Geschichte, vol. 1, p. 101) tandis que la majorité des chercheurs, dont Aloys Sprenger (m. 1893), William Muir (m. 1905), Richard Bell (Commentary, vol. 2, p. 318) ou Francis Peters (Origins of Islam, p. 161), ont plutôt opté pour leur véracité.[4]
Le Coran des historiens de Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye Tome 2b p1607

Voir Aussi

  • Satanic Verses - A hub page that leads to other articles related to Satanic Verses

Références

  1. Al-Tabari (838? – 923 A.D.), The History of al-Tabari (Ta’rikh al-rusul wa’l-muluk), Vol. VI: Muhammad at Mecca, pp. 107-112. Translated by W. M. Watt and M.V. McDonald, SUNY Press, Albany, NY, 1988, ISBN: 0-88706-707-7, pp. 107-112.
  2. Ibn Sa'd's "Kitab al Tabaqat al Kabir" (Book of the Major Classes), Volume 1, parts 1 and 2, pp. 236 - 239, translated by S. Moinul Haq, published by the Pakistan Historical Society.
  3. "The Life of Mahomet", Volume 2, pp. 150 - 152, by W. Muir, quoting "Kitab al-Wakidi", published in London.