Coran, hadith et savants : Le Racisme

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Plusieurs passages du Coran et des Hadiths, font appel à l'égalité entre les peuples en Islam. Pourtant, les textes scripturaires islamiques contiennent beaucoup de passages de de la véhémence et du rejet envers les Juifs , ce qui aujourd'hui serait considérer comme de l'antisémitisme.

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Miscellaneous
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HeavenHellHygieneJizyahLying
MischiefMusicChild MarriagePictures
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ReproductionSexualitySlaveryStoning
Toilet EtiquetteUrineSexualityOccultZakat
Peculiar Traditions


(Regardez Islamic anti-Semitism), se rajoute à cela Les descriptions dévalorisantes des peuples noirs , Les éthiopiens en particulier , se retrouvent dans les hadiths Sahihs. En outre, le racisme ouvert à l'encontre des Noirs , des Berbères et le suprémacisme arabe - ce dernier sous forme de doctrine - se retrouvent dans les travaux de nombreux érudits islamiques de renom. En somme, l'image de la race, et les mentions de l'ethnicité et de ce que l'on peut appeler les "relations raciales" sont riches et diverses dans la tradition islamique.

L'anti-racisme dans les textes scripturaires de l'Islam

Il est important de prendre note des versets et des hadiths qui découragent le racisme (bien que, comme mentionné dans l'introduction, comme pour le contre exemple de l'antisémitisme islamique soit traité dans un article séparé).

Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.

Les circonstances de la révélation (Asbab al-Nuzul) par Al-Wahidi pour ce verset disent qu'il a été révélé lorsqu'une personne a tourné en dérision la lignée d'une autre, et lorsqu'une autre personne s'est plainte de manière raciste qu'un homme noir (Bilal) avait été désigné par Mahomet pour faire l'appel à la prière.

(Ô hommes, Nous vous avons créés mâle et femelle) [49:13]. Ibn 'Abbas a dit : " Ceci a été révélé à propos de Thabit ibn Qays lorsqu'il a fait une remarque sur l'homme qui ne lui a pas fait de place pour s'asseoir : " Quoi, le fils d'untel [faisant référence à sa mère] ". Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui donne la paix, a dit : "Qui a mentionné cette femme ? Thabit se leva et dit : "C'est moi, ô Messager d'Allah !". Le Messager lui dit : 'Regarde les visages des personnes présentes'. Et quand il regarda, il lui demanda : "Que vois-tu ? Il répondit : "Je vois des blancs, des rouges et des noirs". Le Prophète lui dit : "Eh bien, tu n'es pas meilleur qu'eux, à moins que ce ne soit par [la bonne pratique de] la religion et la crainte de Dieu". Allah, exalté soit-Il, a alors révélé ce verset". Muqatil a dit : "Le jour de la conquête de la Mecque, le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui donne la paix, ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'bah et d'accomplir l'appel à la prière. 'Attab ibn Asid a commenté ceci : Loué soit Allah, qu'Allah ait emmené mon père à Lui et fait en sorte qu'il ne voit pas ce jour". Al-Harith ibn Hisham a dit : "Muhammad n'a-t-il pas trouvé d'autre appel à la prière que ce corbeau noir ?". Suhayl ibn 'Amr dit : "Si Allah le veut, il le changera". Abu Sufyan, quant à lui, dit : "Je ne ferai aucun commentaire, j'ai peur que le Seigneur du ciel ne divulgue ce que je dis !". Gabriel, paix sur lui, alla voir le Prophète, qu'Allah le bénisse et lui donne la paix, et l'informa de ce qu'ils avaient dit. Le Prophète les convoqua et les interrogea sur ce qu'ils ont dit et ils l'ont admis. Allah, exalté soit-Il, a alors révélé ce verset les mettant en garde contre le fait de se vanter de leurs lignées et de l'abondance de leurs richesses et de mépriser les pauvres".

Dans un hadith, authentifié comme Sahih par al Albani [1], Muhammad a dit le message suivant durant son pélerinage d'Adieu (Le mot traduit par "Droiture" est taqwa - piété or religiosité):

Abu Nadrah a rapporté : Le Messager d'Allah, paix et bénédictions soient sur lui, a dit en milieu de journée, à la fin du pèlerinage : "Ô peuple, votre Seigneur est unique et votre père Adam est unique. Il n'y a pas de vertu d'un arabe sur un étranger ni d'un étranger sur un arabe, ni de peau blanche sur une peau noire ni de peau noire sur une peau blanche, sauf par la droiture. N'ai-je pas délivré le message ?" Ils dirent : "Le Messager d'Allah a délivré le message."

Dans un hadith Sahih, Muhammed critique les fanfaronnades et les injures fondées sur l'ascendance, ce qui peut être interprété comme s'appliquant à la tribu et même à l'ethnicité.

Abu Malik al-Ash'ari a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Parmi mon peuple, il y a quatre caractéristiques appartenant à la période préislamique qu'ils n'abandonnent pas : se vanter d'un rang élevé, injurier les généalogies des autres peuples, chercher la pluie par les étoiles, et se murer. Et il (plus loin) a dit : Si la gémisseuse ne se repent pas avant de mourir, on la fera se tenir debout le jour de la résurrection avec un vêtement de poix et une chemise de gale.

Malheureusement, comme nous le verrons dans les sections suivantes, ces sentiments sont quelque peu sapés par d'autres hadiths "Sahih" où l'on trouve des préjugés contre certains groupes arabes, et où les noirs sont utilisés comme image négative.

En outre, de nombreux érudits islamiques classiques et modernes de grande réputation sont coupables de promouvoir des attitudes explicitement racistes.


Race et appartenance tribale dans les textes islamiques

Dans le Coran

L'objectif divin de l'existence des nations et des tribus

Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.

Lignées favorisées par Allah

Certes, Allah a élu Adam, Nuh (Noé), la famille d'Ibrahim (Abraham) et la famille de 'Imran au-dessus de tout le monde. En tant que descendants les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient.

L'Insulte divine et l'accusation d'hypocrisie et d'Ignorance envers les Bedouins

Les Bédouins sont plus endurcis dans leur impiété et dans leur hypocrisie, et les plus enclins à méconnaître les préceptes qu'Allah a révélés à Son messager. Et Allah est Omniscient et Sage.

L'accusation d'hypocrisie généralisé d'Allah sur les Bédouins

Les Bédouins ont dit: « Nous avons la foi. » Dis: « Vous n'avez pas encore la foi. Dites plutôt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n'a pas encore pénétré dans vos cœurs. Et si vous obéissez à Allah et à Son messager, Il ne vous fera rien perdre de vos œuvres. » Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Xénophobie et haine contre les Juifs

Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque)
Vous avez certainement connu ceux des vôtres qui transgressèrent le Sabbat. Et bien Nous leur dîmes: « Soyez des singes abjects ! »
Dis: « Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès d'Allah ? Celui qu'Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Tâghût, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit »
Ceux là, leur rétribution sera qu'ils auront sur eux la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les êtres humains.

Ils y demeureront éternellement.

Le châtiment ne leur sera pas allégé, et ils n'auront aucun répit,excepté ceux qui par la suite se repentiront et se réformeront: car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux. En vérité, ceux qui ne croient plus après avoir eu la foi, et laissent augmenter encore leur mécréance, leur repentir ne sera jamais accepté. Ceux-là sont vraiment les égarés. Ceux qui ne croient pas et qui meurent mécréants, il ne sera jamais accepté, d'aucun d'eux de se racheter même si pour cela il (donnait) le contenu, en or, de la terre. Ils auront un châtiment douloureux, et ils n'auront point de secoureurs.
Et puis, à cause de leur violation de l'engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs: ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d'un petit nombre d'entre eux. Pardonne-leur donc et oublie [leurs fautes]. Car Allah aime, certes, les bienfaisants.
Ô Messager ! Que ne t'affligent point ceux qui concourent en mécréance; parmi ceux qui ont dit: « Nous avons cru » avec leurs bouches sans que leurs cœurs aient jamais cru et parmi les Juifs qui aiment bien écouter le mensonge et écouter d'autres gens qui ne sont jamais venus à toi et qui déforment le sens des mots une fois bien établi. Ils disent: « Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l'avez pas reçu, soyez méfiants. » Celui qu'Allah veut éprouver, tu n'as pour lui aucune protection contre Allah. Voilà ceux dont Allah n'a point voulu purifier les cœurs. A eux, seront réservés, une ignominie ici-bas et un énorme châtiment dans l'au-delà. Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S'ils viennent à toi, sois juge entre eux ou détourne toi d'eux. Et si tu te détournes d'eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement.
Et les Juifs disent: « La main d'Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes: Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l'inimitié et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre
Nous avions décrété pour les enfants d'Israʾil (Israël), (et annoncé) dans le Livre: « Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d'une façon excessive. »
Dis: « Ô vous qui pratiquez le judaïsme ! Si vous prétendez être les bien-aimés d'Allah à l'exclusion des autres, souhaitez, donc la mort, si vous êtes véridiques. »

Dans les Hadiths et dans la Sira du Prophéte

L'importance de la descendance

D'après Abou Dharr (Qu'Allah l'agrée) qu'il a entendu le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dire: »Tout homme qui s'affilie sciemment à un autre que son père renie sa foi. Quiconque s'affilie à des gens qui lui sont étrangers doit se préparer à occuper sa place en enfer. »

Origines raciales diverses

Narré(Rapporté) par Samourah bin Jundab : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : " Sam était le père des Arabes, Yafith était le père des Romains, et Ham était le père des Éthiopiens. "
Grade: Da'if (Darussalam)

Egalité Raciale

Abu Nadrah a rapporté: Le Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, a dit dans les derniers jours du pèlerinage: "Ô gens, votre Seigneur est un et votre père Adam est un. Il n'y a aucune faveur d'un Arabe sur un étranger, ni un étranger sur un Arabe, et ni d'un blanc sur noir, ni d'un noir sur blanc, sauf par droiture(piété). N'ai-je pas délivré le message ?"
Grade: Sahih (authentic) according to Al-Arna’ut
Il a été rapporté par Abu Hurairah : que le Prophète (ﷺ) a dit : "Les gens doivent cesser de se vanter de leurs pères décédés, alors qu'ils ne sont que des charbons ardents de l'enfer, sinon ils seront plus humiliés auprès d'Allah que le bousier qui roule le fumier avec son nez.'' En effet, Allah a éloigné de vous la Jahiliyyah et sa vantardise sur la lignée. [En effet, une personne est soit] un croyant pieux, soit un pécheur misérable. Et les gens sont tous les enfants d'Adam, et Adam a été [créé] à partir de la poussière.
Grade: Hasan (Darussalam)

Spécialisation des différentes races

Narrateur Abu Hurairah : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Le leadership est chez les Quraish, et le raisonnement et le jugement sont chez les Ansar, et l'Adhan est chez les Éthiopiens, et la confiance est chez les Al-Azd. signifiant le Yémen.'
Grade: Hasan (Darussalam)

Supériorité des Arabes, des Quraysh et des Bani Hashim sur les autres tribus et nations

Wathila b. al-Asqa' a rapporté : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : En vérité, Allah a accordé l'éminence à Kinana parmi les descendants d'Ismaïl, et il a accordé l'éminence aux Quraish parmi les Kinana, et il a accordé l'éminence aux Banu Hashim parmi les Quraish, et il m'a accordé l'éminence de la tribu des Banu Hashim.
Narré Wathilah bin Al-Asqa' : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "En effet, Allah a choisi [istafa; lit. "taken 'the best' from"[2]] Isma'il des enfants d'Ibrahim, et Il a choisi Banu Kinanah des enfants d'Isma'il, et Il a choisi les Quraish de Banu Kinanah, et Il a choisi Banu Hashim de Quraish, et Il m'a choisi de Banu Hashim".
Grade: Sahih (Darussalam)
Narré Salman : " Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : " Ô Salman ! Ne me déteste pas et ne quitte pas ainsi ta religion.' J'ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Comment pourrais-je te détester alors qu'Allah nous a guidés par toi.' Il dit : Tu détesteras les Arabes et par là même, tu me détesteras.
Grade: Da'if (Darussalam)
Il a été rapporté par 'Uthman bin 'Affan : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quiconque trompe les Arabes, il ne sera pas inclus dans mon intercession, et mon amour ne l'atteindra pas."
Grade: Da'if (Darussalam)
Yahya m'a rapporté de Malik de Ismail ibn Abi Hakim qu'il a entendu Umar ibn Abd al-Aziz dire : " L'une des dernières choses que le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit est : Qu'Allah combatte les juifs et les chrétiens. Ils prenaient les tombes de leurs Prophètes comme lieux de prosternation. Deux dieux ne coexisteront pas sur la terre des Arabes.
Ali Ibn Abi Talib, a dit : En vérité, le Prophète a dit : Dieu a divisé la terre en deux moitiés et m'a placé dans la meilleure des deux, puis Il a divisé la moitié en trois parties, et j'étais dans la meilleure d'entre elles, puis Il a choisi les Arabes parmi les gens, puis Il a choisi les Quraysh parmi les Arabes, puis Il a choisi les enfants de 'Abd al-Muttalib parmi les Banu Hashim, puis il m'a choisi parmi les enfants de 'Abd al-Muttalib, et parmi eux il m'a choisi.[3]
Ibn Sa'd, Vol. 1, p. 12
" Un homme a épousé une servante-esclave qui lui a donné un enfant. Cet enfant serait-il libre ou serait-il un esclave possédé ?" "L'enfant qu'elle a porté de lui serait la propriété de son maître selon tous les Imams (chefs des quatre écoles de droit islamique) car l'enfant suit le (statut) de sa mère en liberté ou en esclavage. Si l'enfant n'est pas de la race des Arabes, alors il est définitivement un esclave à part entière selon les savants, mais les savants se sont disputés (son statut) entre eux s'il était de la race des Arabes - s'il doit être asservi ou non parce que "quand A'isha (la femme de Muhammad) avait une servante qui était arabe, Muhammad a dit à A'isha, 'Libère cette servante parce qu'elle est des enfants d'Ismaël..
Ibn Taymiyya, Vol. 31, pp. 376-377

La Suprématie de la tribu de Quraysh

Narré par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Alors qu'il était avec une délégation de Quraish auprès de Muawiya, ce dernier entendit la nouvelle que `Abdullah bin `Amr bin Al-`As avait dit qu'il y aurait un roi de la tribu de Qahtan. Sur ce, Muawiya s'est mis en colère, s'est levé puis a loué Allah comme Il le méritait, et a dit : "Maintenant donc, j'ai entendu que certains hommes parmi vous racontent des choses qui ne sont ni dans le Livre Saint, ni n'ont été racontées par le Messager d'Allah (ﷺ). Ces hommes sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous de ces espoirs qui égarent les gens, car j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'L'autorité de gouverner restera chez les Quraish, et quiconque leur est hostile, Allah le détruira, tant qu'ils respectent les lois de la religion. "
Narré par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : 'L'autorité de la décision restera avec Quraish, même si seulement deux d'entre eux subsistent'.
Il a été rapporté sur l'autorité d'Abu Hurayra que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Les gens sont soumis aux Quraysh : les musulmans parmi eux étant soumis aux musulmans parmi eux, et les mécréants parmi les gens étant soumis aux mécréants parmi eux.
Il a été rapporté sur l'autorité de Jabir b. 'Abdullah que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Les gens sont les partisans de Quraish dans le bien comme dans le mal.
Il a été rapporté sur l'autorité de Jabir b. Samura qui a dit : J'ai rejoint la compagnie du Prophète (ﷺ) avec mon père et je l'ai entendu dire : Ce califat ne prendra pas fin avant qu'il y ait eu douze califes parmi eux. Le narrateur dit : Puis il (le Saint Prophète) a dit quelque chose que je n'ai pas pu suivre. J'ai dit à mon père : Qu'a-t-il dit ? Il a répondu : Il a dit : Tous seront des Quraish.
Il a été rapporté sur l'autorité de Jabir b. Samura qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : L'Islam continuera à être triomphant jusqu'à ce qu'il y ait eu douze califes. Puis le prophète (ﷺ) a dit quelque chose que je n'ai pas compris. J'ai demandé à mon père : Qu'a-t-il dit ? Il a dit : Il a dit que tous (les douze califes) seront issus des Quraish.
Narré par Abu Huraira : le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Cette branche de Quraish va ruiner les gens." Les compagnons du Prophète (ﷺ) demandèrent : "Que nous ordonnes-tu de faire (alors) ?". Il a dit : 'Je suggère aux gens de s'éloigner d'eux.
Narré Sa'd : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Celui qui veut humilier les Quraish alors Allah l'humiliera.
Grade: Hasan (Darussalam)

Dénigrement des Bédouins

Narré par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "L'orgueil et l'arrogance sont des caractéristiques des bédouins ruraux alors que le calme se trouve chez les propriétaires de moutons. La croyance est yéménite, et la sagesse est également yéménite c'est-à-dire que les Yéménites sont connus pour leur croyance et leur sagesse véritables)." Abu `Abdullah (Al-Bukhari) a dit : "Le Yémen a été appelé ainsi parce qu'il est situé à droite de la Ka`ba, et Sham a été appelé ainsi parce qu'il est situé à gauche de la Ka`ba."
Narré Abi Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) a dit : De ce côté-ci de l'est, des afflictions apparaîtront. La grossièreté et le manque de miséricorde sont les caractéristiques des bédouins ruraux qui sont occupés avec leurs chameaux et leurs vaches (et ne prêtent aucune attention à la religion). Telles sont les tribus de Rabi`a et de Mudar."
Narré par Abu Hurairah : "Un homme de Banu Fazarah a fait cadeau au Prophète (ﷺ) d'une chamelle de ses chameaux qu'ils avaient pris à Al-Ghabah. Ainsi, il lui rendit la pareille avec quelque chose en retour, mais il en fut contrarié. Alors j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ), sur [ce] Minbar dire : 'En effet, l'un des hommes des Bédouins m'a fait un cadeau alors je lui ai rendu la pareille dans la mesure de ce que j'avais. Ensuite, il s'est mis très en colère contre moi. Par Allah ! Après mon expérience avec cet homme bédouin, je n'accepterai plus de cadeau de quiconque, sauf d'un Quraishi, Ansari, Thaqafi ou Dawsi."
Grade: Sahih (Darussalam)
Narré par Ibn 'Umar : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit: "O Allah bénis-nous dans notre Sham ! O Allah bénis-nous dans notre Yémen !" Ils ont dit : " Et dans notre Najd [le Najd est la terre des bédouins] ". Il a dit : " O Allah, bénis nous dans notre Sham ! O Allah bénis-nous dans notre Yémen." Ils ont dit : " Et dans notre Najd " Il a dit : " Les tremblements de terre y sont, et les tribulations y sont." Ou il a dit : " La corne de Shaitan vient de là ".
Grade: Sahih (Darussalam)
Narrated AbuHurayrah : Le Prophète a dit : "Le témoignage d'un arabe nomade contre un citadin n'est pas admissible".

Dénigrement des Ethiopiens

Narré 'Aisha :le Messager d'Allah (ﷺ) était assis et nous avons entendu un cri et des voix d'enfants.

Alors le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé, et c'était 'une femme éthiopienne qui se pavanait tandis que les enfants jouaient autour d'elle. Il dit alors : " Ô 'Aishah, viens voir ". Je suis donc venue, et j'ai posé mon menton sur l'épaule du Messager d'Allah (ﷺ) et j'ai commencé à l'observer d'entre son épaule et sa tête, et il m'a dit : 'As-tu eu assez, as-tu eu assez ?'. Elle a dit : Alors j'ai continué à dire : 'Non, pour voir mon statut avec lui. Puis 'Umar est apparu. " Elle a dit : "Alors ils se sont dispersés." Elle a dit : "Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : En effet, je vois que les Shayatin parmi les hommes et les djinns ont fui 'Umar. Elle a dit : Alors je suis retournée. "
Grade : Hasan (Darussalam)
Narré par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu-Dhar : Écoute et obéis (à ton chef) même si c'est un Éthiopien avec une tête comme un raisin sec.'

La femme noire est le symbole d'une épidémie.

Narré `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "J'ai vu (en rêve) une femme noire aux cheveux négligés sortir de Médine et s'installer à Mahai'a, c'est-à-dire à Al-Juhfa. J'ai interprété cela comme un symbole d'épidémie de Médine transférée à cet endroit (Al-Juhfa).
Jabir (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté : Un esclave vint et prêta allégeance à l'Apôtre d'Allah (que la paix soit sur lui) lors de la migration ; il (le Saint Prophète) ne savait pas qu'il était un esclave. Puis son maître est venu et a exigé qu'il lui soit rendu, alors l'Apôtre d'Allah (que la paix soit sur lui) a dit : " Vendez-le moi. Et il l'acheta pour deux esclaves noirs ", et il ne prit ensuite l'allégeance de personne avant de lui avoir demandé s'il était un esclave (ou un homme libre).

Satan a l'apparence d'un homme noir

J'ai entendu dire que c'est à son sujet que l'apôtre a dit : "Si quelqu'un veut voir Satan, qu'il jette un coup d'oeil à Nabtal b. al-Harith ! C'était un homme noir robuste avec de longs cheveux flottants, des yeux enflammés et des joues sombres et rouges. Il avait l'habitude de venir discuter avec le Prophète et de l'écouter. Il rapportait ce qu'il avait dit aux hypocrites. Nabtal a dit : "Mahomet est tout ouïe. Si quelqu'un lui dit quelque chose, il le croit". Allah a fait descendre à son sujet : "A ceux qui ennuient le Prophète et disent qu'il est tout ouïe, dites : "De bonnes oreilles pour vous. Pour ceux qui agacent l'Apôtre, il y a un châtiment douloureux."
Ibn Ishaq (d. 768); Ibn Hisham (d. 833), A. Guillaume, ed, The Life of Muhammad [Sirat Rasul Allah], Oxford UP, p. 243, ISBN 0-19-636033-1, 1955, https://archive.org/details/GuillaumeATheLifeOfMuhammad/page/n1/mode/2up 
ابن إسحاق; ابن هشام, سيرة ابن هشام ت السقا, vol.1, al-Maktabah al-Shamilah, p. 521, https://app.turath.io/book/23833 
Il [le prophète] envoya Khalid bin al-Walid au Ramadan 8 de l'Hégire, à " un endroit appelé Nakhlah où il y avait une déesse appelée Al-'Uzza " vénérée par les Quraish et les Kinanah... ". A son retour, le Prophète lui demanda s'il avait vu quelque chose là-bas, ce à quoi Khalid répondit par la négative . . . . Il y retourna encore une fois et là " il vit une femme noire, nue avec des cheveux arrachés. Khalid la frappa avec son épée en deux parties". Il revint et raconta l'histoire au Prophète, qui confirma alors l'accomplissement de la tâche.
Sa'd bin Zaid Al-Ashhali fut également envoyé le même mois et pour la même mission à Al-Mushallal pour détruire une idole, Manat, respectée par les tribus Al-Aws et Al-Khazraj. Là aussi, une femme noire, nue et aux cheveux en désordre apparut en gémissant et en se frappant la poitrine. Saïd la tua immédiatement.
'Ubaidullah b. Abu Rafi', l'esclave affranchi du Messager d'Allah (que la paix soit sur lui), a dit : Quand Haruria (les Khwarij) s'est mis en route et comme il était avec 'Ali b. Abu Talib (qu'Allah soit satisfait de lui) ils ont dit : "Il n'y a pas d'autre commandement que celui d'Allah". Sur ce, 'Ali dit : La déclaration est vraie mais elle est appliquée intentionnellement (pour soutenir) une mauvaise (cause). Le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) a décrit leurs caractéristiques et j'ai trouvé ces caractéristiques en eux. Ils énoncent la vérité avec leur langue, mais elle ne dépasse pas cette partie de leur corps (et le narrateur a pointé vers sa gorge). Le plus détestable parmi la création d'Allah est un homme noir parmi eux (Khwarij). L'une de ses mains est comme le téton d'une chèvre ou le mamelon du sein. Quand 'Ali b. Abu Talib (qu'Allah soit satisfait de lui) les a tués, il a dit : Cherchez (son cadavre). Ils le cherchèrent, mais ils ne le trouvèrent pas (son cadavre). Sur ce, il a dit : Allez-y (et cherchez-le). Par Allah, je n'ai pas dit de mensonge et on ne m'a pas dit de mensonge. 'Ali dit cela deux fois et trois fois. Ils le trouvèrent alors (le cadavre) dans une pluie. Ils ont apporté le corps (du mort) jusqu'à ce qu'ils le placent devant lui (Hadrat 'Ali). 'Ubaidullah a dit : Et, j'étais présent (à cet endroit) quand ceci s'est produit et quand 'Ali a parlé d'eux. Une personne m'a rapporté d'Ibn Hanain qu'il a dit : J'ai vu cet homme noir.
Il est rapporté par Damrah b. Rabi`ah-Ibn `Ata'-son père : Ham a engendré tous ceux qui sont noirs et aux cheveux bouclés, tandis que Japhet a engendré tous ceux qui ont un visage plein et de petits yeux, et Sem engendra tous ceux qui ont un beau visage et de beaux cheveux. Noé pria pour que les cheveux des descendants de Cham ne dépassent pas leurs oreilles et que, partout où ses descendants rencontreraient les enfants de Sem, ces derniers les asservissent.
al-Tabari (d. 923), William M Brinner, ed, The History of al-Tabari [Ta’rikh al-rusul wa’l-muluk], vol. II, SUNY Press, p. 267, ISBN 0-88706-313-6, 1987, https://archive.org/details/HistoryAlTabari40Vol/History_Al-Tabari_10_Vol/page/n435/mode/2up 
أبو جعفر الطبري, تاريخ الرسل والملوك, vol.1, al-Maktabah al-Shamilah, p. 97, https://app.turath.io/book/9783 
ابن إسحاق; ابن هشام, سيرة ابن هشام ت طه عبد الرؤوف سعد, vol.2, al-Maktabah al-Shamilah, p. 67, https://app.turath.io/book/7450 
Asim b. 'Umar b. Qataada m'a dit qu'Abu 'Amir 'Abdu 'Amr b. Sayfi b. Malik b. al-Nu'man, l'un des B. Dubay'a qui s'était séparé de l'apôtre et était parti pour la Mecque avec cinquante jeunes hommes d'al-Aus [Tabari : parmi lesquels se trouvait 'Uthman b. Hunayf] bien que certains disent qu'ils n'étaient que quinze, promettait à Quraysh que s'il rencontrait les siens, deux hommes d'entre eux n'échangeraient pas de coups avec lui ; et lorsque la bataille fut engagée, le premier à les rencontrer fut Abu 'Amir avec les troupes noires et les esclaves des Mecquois, et il s'écria : "O hommes d'Aus, je suis Abu 'Amir". Ils lui répondirent : "Que Dieu te détruise la vue, pervers impie". {Dans la période païenne, il était appelé "le moine" ; l'apôtre l'appelle "l'impie").
Ibn Ishaq (d. 768); Ibn Hisham (d. 833), A. Guillaume, ed, The Life of Muhammad [Sirat Rasul Allah], Oxford UP, p. 374, ISBN 0-19-636033-1, 1955, https://archive.org/details/GuillaumeATheLifeOfMuhammad/page/n1/mode/2up 
"Abu Darda a rapporté que le Saint Prophète a dit : Allah a créé Adam quand il l'a créé (sic). Puis Il frappa (sic) son épaule droite et sortit une race blanche comme si c'était des graines, et Il frappa (sic) son épaule gauche et sortit une race noire comme si c'était des charbons. Puis il dit à ceux qui étaient dans son côté droit : Vers le paradis et je m'en moque. Il dit à ceux qui étaient sur son épaule gauche : Vers l'enfer et je m'en fiche. - Ahmad"
Mishkat, Vol. 3, p. 117. Al-Tirmidhi No. 38, Alim.org (Archived).

Autres Hiérarchies des entre les races et les tribus

Narré par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Pensez-vous que les tribus de Juhaina, Muzaina, Aslam et Ghifar sont meilleures que les tribus de Bani Tamim, Bani Asad, Bani `Abdullah bin Ghatafan et Bani Amir bin Sasaa ?'. Un homme a dit : "Ils ont échoué et ont été des perdants". Le Prophète (ﷺ) ajouta : "(Oui), ils sont meilleurs que les tribus de Bani Tamim, Bani Asad, Bani `Abdullah bin Ghatafan et Bani Amir bin Sasaa."
Narré par Abu Hurairah (ra) : Le Prophète (ﷺ) a dit : (Les gens de) Aslam, Ghifar et certains gens de Muzaina et Juhaina ou a dit (certains gens de Juhaina ou Muzaina) sont meilleurs auprès d'Allah ou a dit (au jour de la résurrection) que la tribu d'Asad, Tamim, Hawazin et Ghatafan.
Narré Abou Usaid As-Sa'idi : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Les meilleures maisons des Ansar sont les maisons des Banu An-Najjar, puis la maison des Banu 'Abdul-Ashhal, puis les Banu Al-Harith bin Al-Khazraj, puis les Banu Sa'idah. Et dans toutes les maisons des Ansar, il y a du bien." Alors Sa'd dit : "Je ne vois pas sauf que le Prophète (ﷺ) a préféré tout le monde à nous". Il a donc été dit : "Il vous a préféré à beaucoup".
Grade: Sahih (Darussalam)

Les Yéménites sont les plus pieux et les plus sages

Narré par Abu Hurairah : que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : " Les gens du Yémen sont venus vers vous. Ils sont plus faibles de cœur et plus doux de compréhension, la foi est yéménite et la sagesse est yéménite.
Grade: Hasan (Darussalam)
Narré par Abu Hurairah : " Le Prophète (ﷺ) m'a dit : " De qui es-tu ? " J'ai répondu : " De Daws ". Il a dit : '' Je ne pensais pas qu'il y avait quelqu'un de Daws en qui il y avait du bien.
Grade: Hasan (Darussalam)

Race et appartenance tribale dans la loi Islamique

La notion de Kafa'ah ("equivalence") dans le mariage [4]

Avis de Umar ibn al Khattab

Umar b. al-Khatṭāb a dit : "Nous interdisons les parties intimes des femmes nobles ̣ à quiconque, sauf à leurs égaux".
Abd al-Razzaq al-Sanani, "Bab al-Akfa [Chapter of Equivalence, no. 10324]", Musannaf, 6, al-Maktaba al-Shamila, p. 152, https://app.turath.io/book/13174 ; translated in Susan A. Spectorsky, Women in Classical Islamic Law, Brill, p. 75, ISBN 978 90 04 17435 1, 2010 

Vision des salafis

Kathīr b. Salt a dit : " Un mawlā de chez nous qui a épousé une femme arabe a été amené devant le calife, ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz... et il a dit : ʿAbū Kathīr's mawlā a dépassé ses limites. "
Abu Bakr ibn Abi Shaybah, "What was said regarding equivalence in marriage, no. 17701", Musannaf, 4, al-Maktaba al-Shamila, p. 52, https://app.turath.io/book/9944 ; translated in Susan A. Spectorsky, Women in Classical Islamic Law, Brill, p. 75, ISBN 978 90 04 17435 1, 2010 

Vision de l'islam classique

Dans son Athar, Shaybani cite la première tradition ci-dessus ["Les Quraysh sont les égaux les uns des autres, et les Arabes sont les égaux les uns des autres. Parmi les non-arabes, quiconque a deux parents ou grands-parents musulmans est l'égal de l'autre"] et ajoute que "si une femme "épouse" un homme qui n'est pas son égal [racial et/ou tribal], et que son "wali" [tuteur légal masculin] porte l'affaire devant le qadi [juge islamique], celui-ci doit séparer le couple". . . . Shaybani note également que Abu Ḥanifa est d'accord pour que le qadi sépare le couple".
Susan A. Spectorsky, Women in Classical Islamic Law, Brill, pp. 77-78, ISBN 978 90 04 17435 1, 2010 
On a demandé à l'Imam Ahmad Ibn Hanbal : ' J'ai une cousine germaine du côté de mon père qui est arabe. Dois-je la donner en mariage à un "mawla" (c'est-à-dire un client non arabe) ? [Ibn Hanbal] a répondu : "Non". L'homme dit, "Mais elle est une mawla. L'homme dit : "Mais elle est malade ('da'ifa'). Ahmad a dit : "Ne la donnez pas en mariage (à lui)". ' [À une autre occasion, un autre homme a demandé à Ibn Hanbal ce qu'il pensait de "quelqu'un qui marie sa fille à un 'mawla'". Il (Ibn Hanbal) a répondu : "Je les séparerai. Puis il (Ibn Hanbal) a dit : "Un arabe (marié à) un arabe (est) convenable (kaf) et Quraysh (marié à) Quraysh (est) convenable (kaf)." Puis il (vraisemblablement l'auteur de la question) a demandé : " Que penseriez-vous si un 'Zangi' (noir) épousait l'un des descendants ('walad') de Fatima [la fille de Mahomet] ? ". Il (Ibn Hanbal) désapprouva cette pratique et dit : "C'est la doctrine des 'Shu'ubiyya' [une secte perse qui croyait à l'égalitarisme racial].
Nimrod Hurvitz, The Formation of Hanbalism, Routledge, pp. 31-32, ISBN 978-0-415-61641-6, 2002 
Si la mariée choisit un prétendant qui ne lui convient pas, le tuteur ["wali" ; tuteur légal masculin] n'est pas obligé de la marier avec lui. Si elle choisit un prétendant convenable mais que son tuteur choisit un autre prétendant également convenable, l'homme choisi par le tuteur est prioritaire si le tuteur peut légalement la contraindre à se marier (déf : m3.13(1)), tandis que celui qu'elle choisit est prioritaire si le tuteur ne peut pas légalement la contraindre à se marier (m3.13(2)). [...]

m4.2 Les personnes suivantes ne sont pas compatibles entre elles : (1) un homme non arabe pour une femme arabe (O : en raison du hadith selon lequel le Prophète (qu'Allah le bénisse et lui donne la paix) a dit : 'Allah a choisi les Arabes au-dessus des autres'.


Ahmad ibn Naqib al-Misri, "m4.0 A Suitable Match (Kafa'a)", Reliance of the Traveler (Revised Edition ed.), Beltsville: Amana Publications, p. 523, ISBN 978 0 915957 72 9, 1997, http://www.catheyallison.com/Reliance_of_the_Traveller.pdf 

Vision des Modernes

Les juristes ont déclaré que "parmi les Arabes, un homme non Quraishi n'est pas compatible (Kuf) avec une femme Quraishi, et qu'aucune personne de descendance non arabe ne peut être compatible avec une femme de descendance arabe". Par exemple, les Sayyids, qu'ils soient Siddique ou Farooque, Uthmaani ou Alawi, ou qu'ils appartiennent à une autre branche, ne peuvent jamais être mariés à une personne ne partageant pas leur lignée, quelle que soit sa profession et son statut familial. Les Sayyids sont compatibles entre eux, puisqu'ils partagent la descendance de la tribu Quraishi. Ainsi, les mariages entre eux sont corrects et autorisés sans aucune condition comme cela apparaît dans le Durrul Mukhtar :

“And Kafaah in lineage. Thus the Quraysh are suitable matches for one another as are the (other) Arabs suitable matches for one another.”

The ruling relevant to non-Arabs is as follows: ‘An Ajmi (non-Arab) cannot be a match for a woman of Arab descent, no matter that he be an Aalim (religious scholar) or even a Sultan (ruling authority)‘. (Raddul Muhtar p.209 v.4)
Il convient de noter ici que "tous les non-arabes sont considérés comme un bon parti l'un pour l'autre (et pour les Arabes sans lignée connue et établie avec l'une des tribus arabes originelles, ce qui est rare, comme le mentionne Ibn Abidin) d'un point de vue fiqhi ["jurisprudentiel" ou "légal"]. Il se peut qu'un garçon/fille d'un milieu totalement différent soit un bon parti, plutôt que le frère ou la sœur d'un cousin. Les étudiants du savoir sacré ont beaucoup en commun et il serait souhaitable d'épouser un camarade d'une caste différente plutôt que votre cousin germain ou cousine germaine qui n'a pas la moindre idée de ce que vous étudiez.

Différentiation raciale

Imam Malik

'Chapitre : A propos de celui qui attribue à un Arabe ou à un non-Arabe la parenté d'un autre peuple que le sien [...]

Je [Sahnun] ai dit : Que se passe-t-il s'il dit à un Arabe : "Oh éthiopien !" ou "Oh perse !" ou "Oh romain !" ou "Oh berbère !" ? Le hadd [en référence à la punition hadd connue sous le nom de "hadd al-firyah" - c'est-à-dire la punition de 80 coups de fouet pour calomnie] sera-t-il appliqué selon Malik ?

Il [Ibn al-Qasim, compagnon de l'imam Malik pendant vingt ans] a répondu : Oui [le hadd sera appliqué].

J'ai dit : Que se passerait-il s'il disait à un non-Arabe [" mawla "], " Oh Perse ! ", alors qu'il est romain ? Ou s'il disait à un berbère : "Oh éthiopien !" ou "Oh persan !" ? Ou bien il a dit à un Persan : "Oh Romain !" ou "Oh Nabatéen !" ? Le hadd sera-t-il appliqué dans ce cas selon l'Imam Malik ou non ?

Il a dit : Malik a dit : Lorsqu'on dit à un Persan : " Ô Romain ! ", " Ô Éthiopien ! ", ou quelque chose de similaire, alors il n'y a pas de hadd à ce sujet. Et il y a eu une divergence d'opinion au sujet de Malik quant à savoir si celui qui dit au Romain ou au Berbère, "Oh Ethiopien !" aurait le hadd sur lui. Et je pense qu'il n'y a pas de hadd sur lui [le criminel] sauf s'il lui dit [à la victime] : " Oh fils de noir ! " alors qu'elle [la victime] est blanche. S'il n'y a parmi ses ancêtres [de la victime] aucun Noir, alors le hadd est mis en œuvre. Et s'il [le criminel] l'a décrit [la victime] comme un Éthiopien, en disant : "Oh fils d'un Éthiopien !", et qu'il [la victime] était un Berbère, alors les [descriptions] éthiopienne et romaine dans ce cas sont les mêmes [c'est-à-dire] s'il [la victime] était un Berbère - et cela [c'est-à-dire cette décision] est le meilleur de ce que j'ai entendu du discours de Malik. Et cela [c'est-à-dire cette décision] a été confirmé auprès de moi, à moins qu'on ne lui dise [à la victime] : "Oh fils d'un noir !", car ce serait une calomnie évidente s'il n'y avait pas de noir parmi ses ancêtres.

J'ai dit : Et s'il disait à un Persan ou à un Berbère : "Ô Arabe !". Il répondit : Il n'y a pas de hadd sur lui dans ce cas.

J'ai dit : Qu'en est-il s'il dit à un arabe : "Oh Qurayshi !", ou à un homme de Mudar [la tribu] : "Oh Yéménite !", ou s'il dit à un homme du Yémen : "Oh Mudari". Il a dit : Je vois tout cela comme la coupure de la lignée, et je pense que cela justifie le hadd tout comme Malik le dit concernant la coupure de la lignée [une punition hadd différente de la punition hadd de 80 coups de fouet pour la calomnie - c'est-à-dire. mentir sur la lignée ("couper la lignée", ou qatt al-nasab) n'est pas nécessairement de la diffamation (qadhf), alors que dire que quelqu'un est le "fils d'un noir" ou décrire un arabe comme un non-arabe l'est], parce que la lignée de l'arabe est tracée à travers ses ancêtres, donc quiconque l'attribue [l'arabe] à autre chose que ses ancêtres a supprimé sa lignée [de l'arabe], [et] donc le hadd est sur lui. [...]

J'ai dit : Et s'il dit à un Arabe : " Tu n'es pas des Arabes ", ne subira-t-il pas le hadd selon Malik ? Il a dit : Oui [le criminel subira le hadd]. [...]

Chapitre : Il dit à un homme : 'Oh fils d'handicapé !' ou 'Oh fils de noir !' '. [...]

J'ai dit : Et s'il [le criminel] lui disait [à la victime] : "Oh fils de ventouse !". (celui qui pratique la thérapie par ventouses) ou "Oh, fils de tailleur !". Il a répondu : Malik a dit : Si elle [la victime] est arabe, alors le hadd est mis en œuvre sauf s'il y a parmi ses ancêtres [de la victime] quelqu'un qui faisait ce type de travail. Malik a dit : Et si elle [la victime] est un non-arabe, je considère qu'il [le criminel] doit jurer par Allah qu'il n'avait pas l'intention par là de couper la lignée, et il n'y a pas de hadd sur lui, et sur lui est le tazeer [c'est-à-dire une autre punition discrétionnaire décidée par le juge - ces punitions ne sont pas autorisées à dépasser 40 coups de fouet]. J'ai dit : pourquoi [la décision] est-elle différenciée dans ce [cas] entre l'arabe et le non-arabe ?

Il a répondu : Parce qu'ils [c'est-à-dire la coupe et la confection] sont le travail des non-arabes.

J'ai dit : Et s'il [le criminel] a dit à la victime : "Oh, fils d'un noir !". Il a dit : Le hadd sera mis en œuvre sur lui selon Malik si elle [la victime] était un arabe ou un non arabe à moins qu'il y ait un noir parmi ses ancêtres. [...]

Chapitre : Concernant celui qui a dit à un blanc : " Ô fils de noir " ou " Ô aveugle d'un œil ! " et qu'il est sain [c'est-à-dire non aveugle]. [...]

J'ai dit : Qu'en est-il de l'homme qui dit à un arabe : "Oh non arabe !". Est-il puni par le hadd ou pas selon Malik ? Il a dit : Oui [le criminel est puni avec le hadd]. J'ai dit : Et qu'en est-il de l'homme qui dit à un arabe : " Oh esclave ! ". Est-il puni par le hadd ou non selon Malik ? Il a dit : Oui [le criminel est puni avec le hadd].

J'ai dit : Et s'il dit à un non-arabe : " Oh esclave ! ", sera-t-il fouetté selon le hadd ou non selon Malik ? Il a dit : Je ne me souviens pas de cela [c'est-à-dire de la décision] de Malik, mais je tiens qu'il n'y a pas de hadd sur lui. [...]

'Chapitre : A propos de celui qui a été calomnié puis a quitté l'Islam.

J'ai dit : Et si je [Sahnun, étant un criminel] calomniais un homme et que cet homme [la victime] quittait l'Islam, puis revenait à l'Islam, et qu'ensuite il exigeait de [c'est-à-dire contre] moi le hadd [qu'il soit imparti contre Sahnun] - Me frapperais-tu [c'est-à-dire me fouetterais-tu] pour lui ou non ? Il a dit : Il n'y a pas de hadd sur son calomniateur [c'est-à-dire le criminel].

Lui, Ibn al-Qasim, a dit : S'il [le criminel] l'a calomnié, puis qu'il [le criminel] a quitté l'Islam, ou s'il [le criminel] l'a calomnié alors qu'il [le criminel] était un apostat [murtad], alors le hadd sera appliqué contre lui [le criminel] tant qu'il [le criminel] était apostat - et s'il [le criminel] s'est repenti [c'est-à-dire est revenu à l'Islam], alors le hadd sera appliqué contre lui [le criminel] tout aussi bien. Et si quelqu'un [étant un criminel] l'a calomnié [la victime] alors qu'il [la victime] était un apostat, et qu'ensuite il [la victime] s'est repenti, alors il n'y aurait pas de hadd sur lui [le criminel]. Et si quelqu'un [un criminel] l'a calomnié [la victime] avant qu'elle [la victime] n'apostasie, et qu'ensuite elle [la victime] a apostasié, alors il n'y a pas de hadd sur le calomniateur [c'est-à-dire le criminel] s'il [la victime] se repent [c'est-à-dire revient à l'Islam] - et en effet, ceci est le cas. revient à l'Islam] - et en effet, ceci est similaire au cas d'un homme qui a été calomnié avec [l'accusation de] zina [fornication/adultère] mais n'a pas été pris pour le hadd [c'est-à-dire n'a pas été puni ou poursuivi] jusqu'à ce qu'il [la victime] ait [effectivement] commis zina [fornication/adultère], car alors [aussi] il n'y a pas de hadd sur celui qui l'a calomnié.
Imam Malik; Sahnun; Ibn al-Qasim, "The book of the hudud with regards to adultery and slander", al-Mudawwana, 4, al-Maktaba al-Shamila, pp. 497-502, https://app.turath.io/book/587 
(Qadi Iyad le répète deux fois :) Ahmad b. Abi Sulayman, le compagnon de Sahnun, a dit : Quiconque dit que le Prophète était noir (aswad) doit être tué.'
Qadi Iyad, al-Shifa bi-ta'rif huquq al-Mustafa, 2, al-Maktaba al-Shamila, p. 217, 234, https://app.turath.io/book/1753 ; translated in Aisha Abdarrahman Bewley, ed, (2004), Ash-Shifa of Qadi 'Iyad, Scotland, pp. 375, 387, 2004, https://archive.org/details/MuhammadMessengerOfAllahAshShifaOfQadiIyad 

Les Races et les tribus dans la doctrine islamique

La superiorité (fadl) des Arabs

Vision des traditionnalistes

Les Arabes sont plus intelligents que ceux qui ne sont pas eux-mêmes et sont plus capables de s'exprimer "... En vérité, ce sur quoi les gens de la sunna sont basés, c'est la croyance (i'tiqaad) que " la race arabe est meilleure (afdal) que la race non arabe ". Que (les non-arabes) soient des Hébreux, des Araméens, des Romains, des Perses et d'autres qu'eux... non pas simplement en raison du fait que le prophète, la paix soit avec lui, est issu d'eux - même si cela est [un point] de supériorité - mais plutôt parce qu'" ils sont eux-mêmes supérieurs en eux-mêmes "... [Allah, le Très-Haut, a donné aux Arabes et à leur langue des règles particulières et uniques".
Ibn Taymiyyah, Iqtida Sirat al-Mustaqim, 1, al-Maktaba al-Shamila, pp. 419-461, https://app.turath.io/book/11620 
Les Quraysh sont les égaux les uns des autres, et les Arabes sont les égaux les uns des autres. Parmi les non-arabes, quiconque a deux parents ou grands-parents musulmans est l'égal de l'autre.
Abu Hanifah quoted in Muhammad al-Shaybani, al-Jami al-Sagheer, pp. 140-141  quoted in Susan A. Spectorsky, Women in Classical Islamic Law, Brill, p. 77, ISBN 978 90 04 17435 1, 2010 
L'Imam Shafi'i a dit : "Les gens ne deviennent pas ignorants et ne sont pas en désaccord sauf parce qu'ils ont quitté la langue des Arabes et adopté la langue d'Aristote".
Les Arabes sont égaux entre eux, et les Quraysh sont égaux entre eux.
Ahmad ibn Hanbal quoted in Ibn Hani, "no. 992", Masail Ahmad b. Hanbal, p. 200  quoted in Susan A. Spectorsky, Women in Classical Islamic Law, Brill, p. 78, ISBN 978 90 04 17435 1, 2010 
Il (Ibn Hanbal) reconnaissait le mérite des Arabes, leur supériorité (fadlaha) et leur priorité (sabiqataha) et il aimait les . . . il (Ibn Hanbal) n'a pas adhéré à la doctrine des Shu'ubiyya [une secte perse qui croyait à l'égalitarisme racial] et des méprisables (parmi) les mawali [non-Arabes] qui n'aimaient pas les Arabes et ne leur concédaient pas leur supériorité [aux Arabes]. Il (leur) attribuait (Shu'ubiyya) l'innovation, l'hypocrisie et la controverse.
Ibn Abi Ya'la, Tabaqat al-Hanabilah, 1, al-Maktaba al-Shamila, p. 30, https://app.turath.io/book/9543 ; translated in Nimrod Hurvitz, The Formation of Hanbalism, Routledge, p. 32, ISBN 978-0-415-61641-6, 2002 

Visions des modernistes

[En réponse à une question concernant la déclaration d'Ibn Taymiyyah :] Pensez-vous, maintenant, que le peuple africain est comme les Européens dans leur conscience et leur intelligence ?. . . . Ne préférez-vous pas le peuple européen au peuple africain ? . . . [De même,] Allah tout-puissant sait que les Arabes sont... aptes à porter l'appel [de l'Islam] et à le comprendre...
Allah a choisi d'envoyer cette charia à un prophète de la nation arabe... [parce qu'] ils se sont distingués de toutes les nations [en]... qualité d'esprit ".
Muhammad al-Tahir ibn Ashur, Maqasid al-Shari'ah, 3, al-Maktaba al-Shamila, pp. 260-261, https://app.turath.io/book/17094 
Allah a choisi les Arabes pour l'Islam en raison de leurs " caractéristiques naturelles et morales qui leur sont propres ".... Je crois que "la nature des Arabes est mélangée à la religion de l'Islam"...
Abu Hasan Ali Nadwi (2nd ed.), Beirut, 1389 AH 
Dans la réponse à la question n° 115934, nous avons noté que Ahl as-Sunnah wa'l-Jamaa'ah sont unanimement d'accord que les Arabes sont supérieurs aux autres en termes de descendance et de lignée, et que considérer les Arabes comme supérieurs est en termes généraux, et ne s'applique pas au niveau individuel. Ainsi, un non-arabe qui est pieux et juste est meilleur qu'un arabe qui manque à ses devoirs envers Allah, qu'Il soit exalté.
C'est à partir de ce qui est décidé de la sunnah du prophète que l'arabisme [urubah ; lit. “appartenance a la race arabe”[5]est superieur aux autres races C'est parce qu'Allah a choisi Muhammad parmi les Arabes et a fait du Coran - qui est le message éternel - une langue arabe. Et les sunnites [lit. les gens de la Sunnah] se sont accordés sur la supériorité de l'arabisme sur les autres races et lignées.

La supériorité de l'arabisme est une supériorité de classe [jins] et non individuelle, car le non-Arabe pieux et dévoué est meilleur que l'Arabe qui est négligent à l'égard de la vérité d'Allah. Aussi, la supériorité de l'arabisme est un choix d'Allah tout-puissant. Il est possible que la sagesse derrière cela nous soit apparente, et il est aussi possible que la sagesse derrière cela ne nous soit pas apparente - sauf qu'il y a chez l'arabe ces attributs et ces défauts qui indiquent le visage de cette préférence. [...]

Il [Ibn Taymiyyah], qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : " Ce que les sunnites croient, c'est que la race arabe est supérieure à la race non arabe : leurs hébreux, leurs syriaques, leurs romains, leurs perses et autres.

Les Quraysh sont les plus supérieurs des Arabes, les Bani Hashim sont les plus supérieurs des Quraysh, et le messager d'Allah est le plus supérieur des Bani Hashim, car il est la création la plus supérieure en tant qu'individu et le plus supérieur parmi eux en termes de lignée.

De même, la supériorité des Arabes, puis des Quraysh, puis des Bani Hashim n'est pas simplement due à l'existence du prophète parmi eux - même si cela fait partie de leur supériorité. Au contraire, ils sont "supérieurs en eux-mêmes". Ainsi, il est prouvé que le messager d'Allah est supérieur en personne et en lignée, sinon la circularité est nécessaire. [...]

'C'est pourquoi il est venu dans un hadith : 'L'amour de l'Arabe est la foi [iman], et sa haine est l'hypocrisie. [...]

"Et sachez que les hadiths concernant la supériorité des Quraysh puis la supériorité des Bani Hashim sont nombreux - ce n'est pas le lieu pour les énumérer - et ils indiquent cette question également, car les Quraysh sont aux Arabes comme les Arabes sont aux hommes. Et c'est ainsi que la charia est arrivée. [...]

"'La raison de cette supériorité - et Allah le sait mieux que quiconque - est ce dont ils ont été favorisés dans leurs intellects, leurs langues, leurs morales et leurs actes, et cela parce que la supériorité est soit par une connaissance bénéfique, soit par des actes justes. Aussi, la connaissance a une base, et c'est la force de l'intellect - qui est dans la mémorisation et la compréhension ; la perfection aussi, et c'est dans la puissance de la logique - qui est dans l'explication et l'expression. Et les Arabes sont plus doués pour la compréhension que les autres, mieux conservés, et plus capables d'explication et d'expression. Et leur langue est la plus parfaite des langues dans l'explication, dans la différenciation des significations différentes et similaires, et combine plusieurs significations en quelques mots.

"Et quant à l'acte, il est basé sur la morale, qui est basée sur les instincts naturels de l'âme. Et leurs instincts sont plus obéissants au bien que ceux des autres, car ils sont les plus proches de la générosité, de la douceur, du courage, de la loyauté et d'autres traits moraux aussi louables." Fin.

Iqtida Sirat al-Mustaqim p. 148-162
Muhammad Saalih al-Munajjid, ed, (May 27th, 2008), "Fatwa 115934: Superiority of the Arab", [فضل العرب], Islam Question & Answer, May 27th, 2008 (archived from the original), https://web.archive.org/web/20201213022432/https://islamqa.info/ar/answers/115934/%D9%81%D8%B6%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8 
'Le fait qu'Allah le Très-Haut a choisi les Arabes sur les autres nations est affirmé dans des hadiths rigoureusement authentifiés du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui donne la paix ; rapportés par Boukhari et Mouslim dans leur "Sahih" au début du chapitre des mérites, # 5897, sur l'autorité de Wathilah ibn al-Asqa` qui a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, dire : "En vérité, Allah a choisi Kinanah parmi les fils d'Isma`il, et Il a choisi Quraysh parmi les Kinanah et Il a choisi Hashim parmi les Quraysh et Il m'a choisi parmi les Bani Hashim. '"

Donc ce hadith est un texte primaire sur la préférence des Arabes sur les autres et la préférence de certains Arabes sur d'autres Arabes. Et c'est ce que les Imams ont choisi dans les......... de leurs livres, et même dans des livres individuels comme le livre de Qurb sur le mérite des Arabes, écrit par le grand Imam al-Hafiz Zayn al-din al-`Iraqi. Et cela a été résumé par le Shaykh al-Islam Ibn Hajar al-Haytami et d'autres.

Par conséquent, la préférence des Arabes par rapport aux autres nations, et la préférence de certains Arabes par rapport à d'autres Arabes est affirmée dans la Loi Sacrée. Allah a même préféré certains mois à d'autres mois et certains jours et nuits à d'autres, ainsi que des lieux. De la même manière, Allah, glorieux et exalté soit-Il, a choisi certains hommes plutôt que d'autres, comme les prophètes plutôt que d'autres et même certains prophètes plutôt que d'autres prophètes. Les musulmans ne devraient pas avoir d'objection à cela, car tout cela revient à la sagesse du Très Sage, Glorieux soit-Il, à qui on ne demande pas ce qu'Il fait, mais au contraire, ce sont eux qui sont interrogés. Ainsi, après qu'un musulman ait cru en Allah comme son Seigneur, la Vérité, et qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, alors il devrait savoir que ceci fait partie de Ses affaires, Béni et Haut soit-Il, et qu'il n'y a rien d'autre qu'une magnifique sagesse en cela que nous pourrions voir ou que nous ne pourrions pas voir. Quoi qu'il en soit, nous sommes seulement responsables de nous soumettre à Sa règle, Glorieux soit-Il. Et parmi Ses règles, il y a le fait que les Arabes sont préférés aux autres et que certains Arabes sont meilleurs que d'autres Arabes, comme l'explique clairement le hadith ci-dessus. Il ne convient donc à personne d'être en désaccord sur ce point alors que la preuve est parfaitement valable.

Et il ne devrait y avoir aucun désaccord dans ce qui vient de précéder ni aucun désaccord dans ce qui apparaît dans le Livre Magnifique et dans la sunna où nous trouvons que la vraie source de la préférence d'Allah est la crainte de Dieu (taqwa) qui résulte dans les bonnes actions que les gens gagnent et qu'ils sont comptabilisés. Ainsi, quiconque envoie du bien pour lui-même, Allah l'a préféré à ceux qui ont envoyé du mal. Quant à la préférence d'un Arabe sur un non-Arabe, et la préférence de certains Arabes sur d'autres, ce n'est pas un acte que l'on peut gagner. Il s'agit plutôt d'un bienfait qu'Allah donne à qui Il veut. Il peut donc vouloir quelque chose pour ces gens, et il n'y a aucune objection à la règle de ton Seigneur. C'est comme la préférence de certains jours par rapport à d'autres, parce que l'esprit raisonne que tous les jours sont les mêmes en eux-mêmes, et il n'y a aucune distinction qui pourrait apparaître entre eux. Cependant, l'esprit peut comprendre pourquoi quelque chose est meilleur s'il n'y a pas ............ Ainsi, la loi sacrée est venue et a affirmé la préférence de certaines choses sur d'autres, et pour certaines de ces choses il y avait des raisons et des sagesses, comme la préférence de la nuit du Pouvoir sur d'autres parce que le Coran Majestueux a été révélé pendant celle-ci. Et dans certaines de ces choses, la sagesse ne nous est pas apparente et donc cela tombe dans le chapitre de l'obéissance absolue, comme le nombre de cycles (rak`ahs) dans la prière.

Il est obligatoire pour un musulman de croire que les Arabes sont préférés aux autres nations car il y a une preuve pour cela. Cependant, ce n'est pas l'un des piliers de notre religion de sorte que si quelqu'un le rejette, il sera considéré comme hors de l'Islam. Mais si quelqu'un le rejette, il a péché pour ne pas y avoir cru, car c'est une question affirmée selon un hadith clair et rigoureusement authentifié. De plus, cette question n'est pas quelque chose de communément connu parmi la plupart des musulmans, donc pour cela, il ne faut pas s'empresser de blâmer celui qui n'y croit pas. Il est nécessaire, plutôt, de lui parler de la question.

Et le fait que les Arabes soient préférés aux autres ne signifie pas qu'un non-Arabe ne peut pas avoir un mérite plus élevé dans la religion qu'un Arabe, car une personne gagne les bonnes actions pour lesquelles Allah nous a recommandé de concourir. C'est le plus grand mérite de la crainte de Dieu et ce sera la base sur laquelle les choses seront décidées dans l'au-delà. Cependant, le mérite des Arabes demeurera, en termes de respect et d'exaltation, plus élevé que celui des autres. Et c'est à partir de cela que certains hadiths nous sont parvenus sur le fait que les Quraysh ont été mis en premier pour le califat avant les autres, comme le hadith de Bukhari (#3500) sur l'autorité de Mu`awiyah, qu'Allah soit satisfait de lui qui a dit : " J'ai entendu le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, dire : "Cette affaire de gouvernement appartient aux Quraysh. Quiconque adopte une attitude hostile à leur égard sera jeté sur son visage, tant qu'ils sont fidèles à la foi." Et Bukhari a également rapporté (#3501) sur l'autorité d'Ibn `Umar du Prophète, qu'Allah le bénisse et lui donne la paix, qu'il a dit : "Le gouvernement continue d'appartenir aux Quraysh, même s'ils ne sont (plus) que deux."

Je dis donc que c'est le mérite de la crainte de Dieu qui compte, selon le hadith rigoureusement authentifié : "Et celui qui est lent à faire les bonnes actions, sa noble lignée ne le fera pas accélérer (pour entrer au Paradis)".
"Arabs preferred over other nations" (archived)
Shaykh Amjad Rasheed, Ustadha Shazia Ahmad (trans.), SunniPath, Question ID:9427, http://qa.sunnipath.com/issue_view.asp?HD=7&ID=9427&CATE=1.
 

Les savants et écrivains musulmans sur les Noirs

Al Jahiz (781-869), était un célèbre érudit musulman.

"Comme le corbeau parmi l'humanité sont les Zanj [Noirs africains] car ils sont les pires des hommes et les plus vicieux des créatures par leur caractère et leur tempérament."[6]
Jahiz, Kitab al-Hayawan, vol. 2
"Nous savons que les Zanj (Noirs) sont les moins intelligents et les moins perspicaces de l'humanité, et les moins capables de comprendre les conséquences de leurs actes."[6]
Jahiz, Kitab al-Bukhala (The Book of Misers)
"Ils [les Shu`ubiyya] soutiennent que l'éloquence est prisée par tous les peuples en tout temps - même les Zanj, malgré leur obscurité intellectuelle, leur stupidité sans bornes, leur obtusité(caractére des hommes tétus et borné), leurs perceptions grossières et leurs mauvaises dispositions, font de longs discours."[6]
Jahiz, Al-Bayan wa`l-tabyin, vol. 3

Ibn Qutaybah (828-889), était un érudit islamique renommé de Kufa, en Irak.

Ils [les Zanj, c'est-à-dire les Noirs] sont laids et difformes, parce qu'ils vivent dans un pays chaud. La chaleur les écrase dans le ventre de leur mère et fait friser leurs cheveux.
Bernard Lewis, "Ventures in Ethnology", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 43-50, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Ibn al-Faqih (9e siècle) était un historien et géographe musulman.

"Un homme de discernement a dit : Le peuple d'Irak [...] ne sortent pas avec quelque chose entre le blond, le chamois et le blanchi, comme les nourrissons tombés du ventre des femmes des Slaves et autres personnes de même teint clair ; ils ne sont pas non plus exagérés dans le ventre de leur mère jusqu'à être brûlés, de sorte que l'enfant sort avec quelque chose entre le noir, le trouble, le malodorant, le puant et les cheveux crépus, avec des membres inégaux, un esprit déficient et des passions dépravées, comme les Zanj, les Somalis et autres noirs qui leur ressemblent. Les Irakiens ne sont ni une pâte à moitié cuite ni une croûte brûlée, mais entre les deux."[6]
Ibn al-Faqih al-Hamadani, Mukhtasar Kitab al-Buldan, 903 AD

Al-Masudi (896-956), était un historien et géographe musulman, connu comme l'Hérodote des Arabes.[7]

"Galien dit que la gaieté domine l'homme noir à cause de son cerveau défectueux, d'où aussi la faiblesse de son intelligence."[6]
Al-Masudi, Muruj al-dhahab
Ne vous mariez pas avec les fils de Cham [les Noirs] car ils sont les plus dénaturés des créatures de Dieu...". . ."
Bernard Lewis, "Equality and Marriage", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 85-92, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 
[Les Zanj ont :] un teint noir, des cheveux crépus, un nez plat, des lèvres épaisses, des mains et des pieds minces, une odeur fétide, une intelligence limitée, une exubérance extrême, [et] des coutumes cannibales.
Alexandre Popovic, The Revolt of African Slaves in Iraq in the 3rd/9th Century, Princeton, NJ: Markus Wiener, p. 16, 1999 

al-Mutannabi (915-965) était un célèbre poète de la cour abbasside originaire d'Irak et l'un des poètes les plus influents de l'histoire de l'arabe.

L'esclave n'est pas un frère pour le libre pieux. / même s'il est né dans les vêtements de l'homme libre. // N'achetez pas un esclave sans acheter un bâton avec lui, / car les esclaves sont sales et pauvres en bien. // Je n'ai jamais pensé que je vivrais pour voir le jour où un chien me ferait du mal et serait loué en échange. Je n'ai jamais imaginé que les vrais hommes auraient cessé d'exister, que le père de la générosité serait toujours là, et que ce nègre avec sa lèvre de chameau percée serait obéi par ces lâches mercenaires... // . . . Qui a appris la noblesse à l'eunuque nègre ? Ses / "blancs", ou ses ancêtres royaux ? // Ou son oreille qui saigne dans la main du marchand d'esclaves ? / ou sa valeur, vu que pour deux sous / il serait rejeté ? // Le misérable Kafur est le plus méritant des vils / pour être excusé de toutes les bassesses - / et parfois excuser est un reproche - / et c'est parce que les étalons blancs sont incapables / de gentillesse, alors pourquoi pas les eunuques noirs ?
Bernard Lewis, "In Black and White", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 54-62, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 
Plus stupide qu'un esclave ou que son compagnon est celui qui fait de l'esclave son maître... // . . . Celui qui vous tient par la parole n'est pas comme celui qui vous tient / dans sa prison - // La moralité de l'esclave [noir] est limitée par son / pénis puant et ses dents. // Il ne respecte pas ses engagements d'aujourd'hui et ne se souvient pas de ce qu'il a dit hier... // . . . N'espérez rien de bon d'un homme sur la tête duquel / la main de l'esclavagiste est passée, // Et, si vous avez des doutes sur sa personne ou / sa condition, regardez sa race. // Celui qui est vil dans son manteau, était généralement vil / dans sa crépine. // Celui qui fait son chemin au-delà de ses mérites, ne peut toujours pas / s'éloigner de sa racine.
Bernard Lewis, "In Black and White", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 54-62, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Abu al-Faraj al-Isfahani (897-967) était un littérateur, généalogiste, poète et musicologue arabe.

[Raconter une anecdote sur "un poète arabe connu sous le nom de al-Sayyid al-Himyari (723-89)" :] Le Sayyid était mon voisin, et il était très sombre. Il avait l'habitude de faire la fête avec les jeunes hommes du camp, dont l'un était aussi sombre que lui, avec un nez et des lèvres épaisses, et une apparence négroïde [" muzannajj "]. Le Sayyid avait les aisselles les plus malodorantes de tous. Ils plaisantaient ensemble un jour, et le Sayyid lui dit : "Tu es un Zanji par ton nez et tes lèvres !", ce à quoi le jeune répondit au Sayyid : "Et tu es un Zanji par ta couleur et tes aisselles !"
Bernard Lewis, "Image and Stereotype", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 92-99, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Ibn Abi Zayd (922-996), était un érudit malikite d'Al-Qayrawan en Tunisie.

Il n'est pas apprécié de faire du commerce dans la terre de l'ennemi ou dans la terre des noirs. Le Prophète, paix et bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : " Le voyage est une partie du châtiment. "[8]

Hudud al-`Alam, écrit par un savant persan inconnu du Xe siècle, est un livre dédié à Abu l-Ḥārith Muḥammad b. Aḥmad, un souverain de la dynastie locale des Farighunid.

"Leur nature [Zanj] est celle d'animaux sauvages. Ils sont extrêmement noirs." "Entre eux [les Soudanais], il y a des gens qui se volent les enfants les uns des autres et les vendent aux marchands quand ces derniers arrivent."[9].
Hudud al-`Alam, 982 AD
"[Les habitants des pays d'Afrique subsaharienne] sont des personnes éloignées des normes de l'humanité" "Leur nature est celle d'animaux sauvages..."[9].
Hudud al-`alam, 982 AD
"En ce qui concerne les pays du sud, tous leurs habitants sont noirs à cause de la chaleur de leur climat.... La plupart d'entre eux sont nus... Dans toutes leurs terres et provinces, on trouve de l'or..... Ce sont des gens éloignés des normes de l'humanité."[9]
Hudud al-`Alam, 982 AD

Al-Muqaddasi (945/946-1000) était un géographe musulman médiéval.

" Des voisins des Bujja, Maqdisi avait entendu dire qu'" il n'y a pas de mariage chez eux ; l'enfant ne connaît pas son père, et ils mangent les gens -- mais Dieu sait ce qui est le mieux. Quant aux Zanj, ce sont des gens de couleur noire, au nez plat, aux cheveux crépus, et peu compréhensifs ou intelligents."[9].
Al-Muqaddasi (fl. 966), Kitab al-Bad' wah-tarikh, vol.4

al-Kirmani (996-1021) était un célèbre théologien et philosophe ismaélien perse.

Dans un ouvrage philosophique, il rejette "les Turcs, les Zanj, les Berbères et leurs semblables" comme étant "par nature" sans intérêt pour la poursuite de la connaissance intellectuelle et sans désir de comprendre la vérité religieuse.
Bernard Lewis, "In Black and White", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 54-62, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

al-Kirmani (996-1021) était un célèbre théologien et philosophe ismaélien perse.

[Les Noirs sont] des personnes qui sont par nature des esclaves.[10]
Quoted in “Blasphemy Before God: The Darkness of Racism In Muslim Culture” by Adam Misbah aI-Haqq

Abu Rayhan al-Biruni (973-1048), était un érudit et polymathe islamique.

"Les Zanj sont si peu civilisés qu'ils n'ont aucune notion de la mort naturelle. Si un homme meurt de mort naturelle, ils pensent qu'il a été empoisonné. Toute mort est suspecte chez eux, si un homme n'a pas été tué par une arme."[9]
Abu Rayhan al-Biruni, India, 1030 AD

Qadi Iyad (1083-1149) était l'un des plus célèbres juristes malikites, également imam et qadi à Grenade sous la dynastie almoravide.

[Qadi Iyad le répète deux fois :] Ahmad b. Abi Sulayman, le compagnon de Sahnun, a dit : "Quiconque dit que le Prophète était noir (aswad) doit être tué".
Qadi Iyad, al-Shifa bi-ta'rif huquq al-Mustafa, 2, al-Maktaba al-Shamila, p. 217, 234, https://app.turath.io/book/1753 ; translated in Aisha Abdarrahman Bewley, ed, (2004), Ash-Shifa of Qadi 'Iyad, Scotland, pp. 375, 387, 2004, https://archive.org/details/MuhammadMessengerOfAllahAshShifaOfQadiIyad 

Ibn Hazm (994-1064) était un polymathe andalou qui a écrit sur l'histoire, la loi islamique, la théologie islamique, la philosophie, et est particulièrement bien considéré pour son étude des hadiths.

Dieu a décrété que le plus pieux est le plus noble même s'il est le bâtard d'une négresse, et que le pécheur et le mécréant est au niveau le plus bas même s'il est le fils de prophètes.
Bernard Lewis, "Prejudice and Piety, Literature and Law", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 28-37, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Al-Idrisi (1100-1165), géographe, écrivain, scientifique et cartographe musulman de l'Espagne almoravide.

Les Zanj, c'est-à-dire les Noirs, ont une grande peur et une grande crainte des Arabes, à tel point que lorsqu'ils voient un commerçant ou un voyageur arabe, ils se prosternent et le traitent avec beaucoup de respect. [Ils manquent de connaissances et ont un esprit défectueux....
Bernard Lewis, "The Discovery of Africa", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 50-54, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Saïd al-Andalusi (1029-1070) était un qadhi (juge islamique) arabe qui a vécu en Al-Andalus, en Espagne, qui a écrit sur l'histoire des sciences et de la philosophie.

[Les "barbares" du sud] ressemblent plus à des bêtes qu'à des hommes [...]. Pour ceux qui vivent le plus au nord, entre le dernier des sept climats et les limites du monde habité, l'éloignement excessif du soleil par rapport à la ligne zénithale rend l'air froid et l'atmosphère épaisse. Leurs tempéraments sont donc frigides, leurs humeurs brutes, leurs ventres grossiers, leur couleur pâle, leurs cheveux longs et maigres. Ils manquent donc d'acuité de compréhension et de clarté d'intelligence, et sont envahis par l'ignorance et la fadeur, le manque de discernement et la stupidité. Tels sont les Slaves, les Bulgares et leurs voisins. Pour les peuples, en revanche, qui vivent près de la ligne équinoxiale et au-delà, jusqu'à la limite du monde habité au sud, la longue présence du soleil au zénith rend l'air chaud et l'atmosphère ténue. De ce fait, leur tempérament devient chaud et leur humeur ardente, leur couleur noire et leurs cheveux laineux. Ils manquent donc de maîtrise de soi et de constance d'esprit et sont envahis par l'inconstance, la folie et l'ignorance. Tels sont les Noirs, qui vivent à l'extrémité de la terre d'Éthiopie, les Nubiens, les Zanj et autres. . . . [Les seuls qui s'écartent de cet ordre humain et de cette association rationnelle sont certains habitants des steppes, des déserts et des régions sauvages, comme la populace de Bujja, les sauvages du Ghana, la racaille des Zanj et leurs semblables.
Bernard Lewis, "Ventures in Ethnology", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 43-50, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Nasīr al-Dīn al-Tūsī (1201-1274), était un savant musulman chiite et un grand ayatollah.

"Si l'on prend (tous les types d'hommes), dès le premier, et qu'on les place l'un après l'autre, comme le Nègre de Zanzibar, dans les pays les plus méridionaux, le Nègre ne diffère d'un animal en rien, si ce n'est que ses mains ont été levées de terre -en aucune autre particularité ou propriété- si ce n'est pour ce que Dieu a voulu. Beaucoup ont vu que le singe est plus capable d'être dressé que le Nègre, et plus intelligent."[9]
Nasir al-Din al-Tusi, Tasawwurat (Rawdat al-taslim):
[Les Zanj (africains) ne diffèrent des animaux qu'en ce que] leurs deux mains sont levées au-dessus du sol, [...]. Beaucoup ont observé que le singe est plus enseignable et plus intelligent que le Zanj.[10]

Shams al-Dīn Muhammad b. Abī Talib al-Dimashqī (1256-1327), imam damascène qui a écrit sur de nombreux sujets.

La région équatoriale est habitée par des communautés de Noirs qui sont à ranger parmi les sauvages et les bêtes. Leur teint et leurs cheveux sont brûlés et ils sont physiquement et moralement déviants. Leur cerveau est presque en ébullition à cause de la chaleur excessive du soleil. . . . L'homme qui y habite est un être grossier, au teint très noir, aux cheveux brûlés, indiscipliné, à la sueur fétide, à la constitution anormale, ressemblant le plus, dans ses qualités morales, à un sauvage ou à un animal.
A. Mehren, ed, (1923), Nukhbat al-Dahr fi Ajaib al-Barr wal-Bahr, Leipzig: Harassowitz, pp. 15-17, 1923 ; translated in John Hunwick, West Africa, Islam, and the Arab World, Princeton, NJ: Markus Wiener, p. 81, 2006 

Ibn Battuta (1304-1369) Érudit et voyageur musulman sunnite qui a raconté ses périples à travers le monde.

Quand je l'ai vu [leur cadeau de réception], j'ai ri, et j'ai été longtemps étonné de leur faible intellect et de leur respect pour les choses mesquines.
Ibn Battuta in J.F.P. Hopkins; Nehemia Levtzion, eds, (1981), Corpus of Early Arabic Sources for West African History, Cambridge University Press, p. 298, 1981 

Ibn Khaldoun (1332-1406) était, entre autres, un juriste, un avocat, un érudit, un théologien musulman et un hafiz.

"Par conséquent, la nation nègre est, en règle générale, soumise à l'esclavage, car [les Nègres] n'ont pas grand-chose [d'essentiellement] d'humain et ont des attributs tout à fait semblables à ceux des animaux muets, comme nous l'avons dit."[6]
Ibn Khaldun, Muqaddimah, 14th century
"Au-delà [des peuples connus de l'Afrique noire occidentale], au sud, il n'y a pas de civilisation au sens propre du terme. Il n'y a que des humains qui sont plus proches des animaux muets que des êtres rationnels. Ils vivent dans des fourrés et des grottes, et se nourrissent d'herbes et de céréales non préparées. Ils se mangent fréquemment entre eux. On ne peut pas les considérer comme des êtres humains."[6]
Ibn Khaldun, Muqaddimah

Al-Ibshihi (1388-1446), savant égyptien qui a écrit une encyclopédie couvrant la loi islamique, la théologie, le mysticisme et quelques autres sujets.

Y a-t-il quelque chose de plus vil que les esclaves noirs, de moins bon et de plus mauvais qu'eux ? Quant au mulâtre, si vous faites preuve de bonté envers l'un d'eux toute votre vie et de toutes les manières, il ne vous en sera pas reconnaissant ; et ce sera comme si vous n'aviez rien fait pour lui. Plus vous le traitez bien, plus il sera insolent ; plus vous le traitez mal, plus il sera humble et soumis. J'ai essayé cela plusieurs fois, et comme le poète dit bien : " Si vous honorez l'honorable, vous le possédez / Si vous honorez l'ignoble, il sera insolent. On dit que quand l'esclave [noir] est rassasié, il fornique, quand il a faim, il vole. Mon grand-père du côté de ma mère avait l'habitude de dire : La pire utilisation de l'argent est l'éducation des esclaves, et les mulâtres sont encore pires et plus méchants que les Zanj, car le mulâtre ne connaît pas son père, alors que le Zanji connaît souvent ses deux parents. On dit du mulâtre qu'il est comme une mule, car c'est un bâtard. . . . Ne faites pas confiance à un mulâtre, car il y a rarement du bon en lui.
Shihab al-Din al-Ibshihi, al-Mustatraf fi Kul Fan Mustatraf, al-Maktaba al-Shamila, p. 328, https://app.turath.io/book/23802 ; translated in Bernard Lewis, "Image and Stereotype", Race and Slavery in the Middle East: A Historical Enquiry, Oxford University Press, pp. 92-99, ISBN 978-0-19-506283-0, 1990 

Les Races et les Tribus dans l'Islam primitif

Race

Le texte suivant cite un certain Abd al-Hamid (m. 750, connu sous le nom de Abd al-Hamid "al-Katib" ou Abd al-Hamid "Le Scribe"), qui était le scribe et écrivait au nom du dernier calife omeyyade, Marwan II (r. 744-750).

Un gouverneur présenta à Marwan un esclave noir.
Il dit à 'Abd al-Hamid : " Écris-lui et dénigre ce qu'il a fait " 'Abd al-Hamid écrivit au gouverneur : " Si tu avais trouvé une couleur pire que le noir et un nombre inférieur à un, tu l'aurais envoyé. " Ceci est adapté du dicton d'un bédouin à qui l'on demandait quels enfants il avait, et qui répondit : "Petits et mauvais." Quand on lui demanda ce qu'il voulait dire, il répondit : "Pas moins d'un, pas pire qu'une fille."

Recorded by al-Jahshiyari (d. 942), a prominent Abbasid bureaucrat and scholar, in his Kitab al-wuzara wa'l-kuttab (or Book of Viziers and Scribes). Translated and quoted in: Bernard Lewis, ed, (1987), Islam from the Prophet Muhammad to the Capture of Constantinople, Oxford University Press, p. 197, ISBN 9780195050875, 1987, https://global.oup.com/ushe/product/islam-9780195050875?cc=us&lang=en& 

Les Historiens sur les races and tribus en Islam

Michael Penn est titulaire de la chaire Teresa Hihn Moore d'études religieuses à l'université de Stanford et spécialiste de l'histoire islamique ancienne.

Contrairement à de nombreux stéréotypes actuels sur les débuts de l'Islam, pendant une grande partie du septième et du début du huitième siècle, l'admission dans la "umma" était exclusivement réservée aux Arabes.

La conversion religieuse était fondée sur la conversion ethnique. Pour qu'un non-arabe devienne musulman, il devait d'abord devenir membre d'une tribu arabe en devenant le " mawlā " (client) d'un parrain arabe. (client) d'un parrain arabe.

Dans la perspective islamique du septième siècle, l'ethnicité et la religion n'étaient pas des variables indépendantes. Tous les musulmans étaient des Arabes et, idéalement, tous les Arabes étaient des musulmans.
Michael Penn, Envisioning Islam - Syriac Christians and the Early Muslim World, University of Pennsylvania Press, p. 59, ISBN 978-0-8122-4722-0, 2015 

Template:Salah Trabelsi est maître de conférences en histoire et civilisation à l’université Lumière Lyon II, et directeur adjoint du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo).

Dans un article du Monde datant du 24 février 2019 , l'historien tunisien Salah Trabelsi revient sur les sources historiques de la discrimination anti-noir au Maghreb

"L’islam s’est imposé cinq ou six siècles après la conquête de l’Afrique du Nord, non sans mépris envers les Berbères. Aux yeux des premiers conquérants arabes, les Berbères étaient un peuple vil, fruste et sauvage : « Des bêtes en liberté », selon l’historien du XIVe siècle Ibn Idhari. L’on établit même à leur encontre des hadith – paroles attribuées à Mahomet, le prophète de l’islam –, forgés de toutes pièces pour les rabaisser et justifier leur humiliation.

D’après l’auteur du Mu’djam al-Buldan, Yakut, le Prophète aurait dit : « Il n’existe, nulle part au monde, des êtres aussi répugnants que les Berbères. Quand même je n’aurais rien à distribuer comme aumône, si ce n’est la poignée de mon fouet, je serais plus enclin à la donner plutôt que d’affranchir un esclave berbère. » A leur tour, certains oulémas [théologiens de l’islam] d’origine berbère vont réagir en inventant des hadith pour se réhabiliter aux yeux des Arabes. Abu Al-Arab et Al-Maliki rapportent des traditions attribuées au Prophète lui-même, louant les mérites et la piété exemplaire des Berbères."

Voir aussi

Reference

  1. Islamqa.info
  2. Lane's Lexicon اصطفاه
  3. Ibn Sa'd, Abu Abd Allah Muhammad. Kitab al-Tabaqat, vol i. Translated in English by S. Moinul Haq, Kitab Bhavan, 1784, Kalan Mahal, Daraya Ganj, New Delhi, India, 1972, p12.
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  9. 9.0 9.1 9.2 9.3 9.4 9.5 Points de vue de l'Asie occidentale sur les Noirs africains à l'époque médiévale
  10. 10.0 10.1 Digests comparatifs Racisme arabe et européen comparés - Nathaniel Turner