Le viol dans la loi islamique: Difference between revisions

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{{Quote|Al Muwatta XXVIII-Le livre du mariage (7) hadith n°18|Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l‟a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, '''pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel '''(c.à.d le second mari).}}
{{Quote|Al Muwatta XXVIII-Le livre du mariage (7) hadith n°18|Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l‟a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, '''pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel '''(c.à.d le second mari).}}


Sean Anthony et Catherine Bronson ont noté que "les érudits modernes ont tendance à considérer l'histoire la plus scandaleuse impliquant l'esclave comme la plus ancienne étant donné qu'elle apparaît dans les premières sources, bien que l'histoire du miel a un pedigrée supérieur aux yeux des savants. Ces érudits modernes raisonnent que, si l'histoire de la jalousie de Hafṣah après avoir vu le Prophète avec son esclave est antérieure à l'histoire du miel, alors les exégètes ont probablement inventé le récit du miel à une date ultérieure afin de fournir une alternative à la représentation peu flatteuse du Prophète et de ses épouses dans la première histoire. De plus, alors que l'histoire du miel peut fournir une explication quelque peu plausible pour les versets 66: 1-2, sa force explicative diminue considérablement lorsqu'elle est appliquée aux versets suivants. La gravité des versets 66: 5-6, qui menacent de divorce comme sanction pour avoir comploté contre le Prophète, semble disproportionnée pour une simple histoire de miel et de mauvaise haleine. "<ref>Sean Anthony and Catherine Bronson (2016) "Did Ḥafṣah edit the Qurʾān? A response with notes on the codices of the Prophet's wives" Journal of the Interational Quranic Studies Association 1(2016) pp.93-125 (p.102)</ref>
Sean Anthony et Catherine Bronson ont noté que "les érudits modernes ont tendance à considérer l'histoire la plus scandaleuse impliquant l'esclave comme la plus ancienne étant donné qu'elle apparaît dans les premières sources, bien que l'histoire du miel a un pedigrée supérieur aux yeux des savants. Ces érudits modernes raisonnent que, si l'histoire de la jalousie de Hafṣah après avoir vu le Prophète avec son esclave est antérieure à l'histoire du miel, alors les exégètes ont probablement inventé le récit du miel à une date ultérieure afin de fournir une alternative à la représentation peu flatteuse du Prophète et de ses épouses dans la première histoire. De plus, alors que l'histoire du miel peut fournir une explication quelque peu plausible pour les versets 66: 1-2, sa crédibilité diminue considérablement lorsqu'elle est appliquée aux versets suivants. La gravité des versets 66: 5-6, qui menacent de divorce comme sanction pour avoir comploté contre le Prophète, semble disproportionnée pour une simple histoire de miel et de mauvaise haleine. "<ref>Sean Anthony and Catherine Bronson (2016) "Did Ḥafṣah edit the Qurʾān? A response with notes on the codices of the Prophet's wives" Journal of the Interational Quranic Studies Association 1(2016) pp.93-125 (p.102)</ref>


===Ali rapes an underage ward of the state===
===Ali viole une mineure (faisant partie du cinquième du butin)===


Another relevant hadith is one which concerns an incident which led to the famous event of Ghadir Khumm, which is much disputed between Sunnis and Shias. Both Sunni and Shia sources agree that Muhammad received complaints about 'Ali taking a slave-girl from the ''Khums'' (the fifth of all booty allotted for the state<ref>{{Quran|8|41}}</ref>) to which those complaining felt that no private party was entitled.
Un autre hadith pertinent concerne un incident qui a conduit au célèbre événement de Ghadir Khumm, sur lequel se disputent sunnites et chiites. Les sources sunnites et chiites conviennent que Muhammad a reçu des plaintes concernant 'Ali prenant une esclave des Khums (inculse dans le cinquième du butin réservé à l'État <ref>{{Quran|8|41}}</ref>), les plaignants estimant qu'aucun particulier n'y avait droit.


The Arabic of the Sunni hadith below mentions 'Ali taking a Ghusl bath (which is mandatory after sexual contact or ejaculation), implying sexual activity. Later, at a place called Ghadir Khumm, Muhammad tried to pacify those who were upset with 'Ali by declaring Ali to be his ''Mawla''. ''Mawla'' is an honorific meaning something between "follower", "ally", and "leader", which the Shia interpret to mean "successor of Muhammad". Thus, in some sense, Ali's having raped an underage captive becomes the immediate cause of what the Shi'a insist was the the announcement of Ali's succession. The emergent Sunni polemic here casts some doubt on the historical reliability of the hadith, yet, as a hadith included in Sahih Bukhari, it more than meets the Sunni requirements for authenticity.
Le hadith sunnite (surtout en arabe) ci-dessous mentionne 'Ali faisant le Ghusl (toilette complète  obligatoire après un contact sexuel ou une éjaculation), ce qui implique une activité sexuelle. Plus tard, en un endroit appelé Ghadir Khumm, Muhammad a tenté d'apaiser les mécontents en déclarant qu'Ali était son Mawla. Mawla est un titre honorifique signifiant quelque chose entre "suiveur", "allié" et "chef", que les chiites interprètent comme signifiant "successeur de Mohammed". Ainsi, dans un certain sens, le fait qu'Ali ait violé une captive mineure a pour conséquence immédiate l'annonce de la succession d'Ali sur laquelle insistent les chiites. La polémique sunnite qui émerge ici jette un doute sur la fiabilité historique du hadith, mais, en tant que hadith inclus dans Sahih Bukhari, il prend le pas sur les exigences sunnites d'authenticité.


{{Quote|{{Bukhari|5|59|637}}|Narrated Buraida:
{{Quote|{{Bukhari|5|59|637}}|Selon Bourayda : Le Prophète (ﷺ) envoya 'Alî (Ibn Abî Tâlib) à Khalid Ibn al-Walîd pour rapporter le cinquième du butin, dit Bourayda. En ce temps, je détestais ''' 'Âli,...il avait pris son bain (après avoir eu des relations sexuelles avec une fille esclave faisant partie du butin)''' ! J'ai dit à Khâlid : « tu ne vois pas ce qu'il fait ? » Quand nous sommes revenus vers le Prophète (ﷺ), je le mis au courant ! Il me dit : « Bourayda ! Détestes-tu 'Alî à ce point ? - Oui ! Dis-je. - Ne le déteste pas ! 'Alî a plus de droit que cela du cinquième du butin ! »}}Ibn Hajar al-Asqalani (d. 1449), one of the most famous Hadith scholars of all time, points out in his seminal ''Fath al-Bari'' (the still-standard commentary on Sahih Bukhari) what several scholars before him noted: that in accounts of this event, Ali does not observe the required ''iddah'' (waiting) period to determine whether or not the girl was pregnant. Al-Asqalani quotes al-Khattabi who summarizes the possibilities: "she was either a virgin [strongly implying a young age in a culture where women married young], had not yet reached maturity, or Ali's ''[[ijtihad]]'' [independent reasoning] led him to not adhere to the waiting period in her case."<ref>{{Quote||لِاحْتِمَالِ أَنْ تَكُونَ عَذْرَاءَ أَوْ دُونَ الْبُلُوغِ أَوْ أَدَّاهُ اجْتِهَادُهُ أَنْ لَا اسْتِبْرَاءَ فِيهَا}}
 
The Prophet (ﷺ) sent `Ali to Khalid to bring the Khumus (of the booty) and I hated `Ali, and '''`Ali had taken a bath (after a sexual act with a slave-girl from the Khumus)'''. I said to Khalid, "Don't you see this (i.e. `Ali)?" When we reached the Prophet (ﷺ) I mentioned that to him. He said, "O Buraida! Do you hate `Ali?" I said, "Yes." He said, "Do you hate him, for he deserves more than that from the Khumus."}}Ibn Hajar al-Asqalani (d. 1449), one of the most famous Hadith scholars of all time, points out in his seminal ''Fath al-Bari'' (the still-standard commentary on Sahih Bukhari) what several scholars before him noted: that in accounts of this event, Ali does not observe the required ''iddah'' (waiting) period to determine whether or not the girl was pregnant. Al-Asqalani quotes al-Khattabi who summarizes the possibilities: "she was either a virgin [strongly implying a young age in a culture where women married young], had not yet reached maturity, or Ali's ''[[ijtihad]]'' [independent reasoning] led him to not adhere to the waiting period in her case."<ref>{{Quote||لِاحْتِمَالِ أَنْ تَكُونَ عَذْرَاءَ أَوْ دُونَ الْبُلُوغِ أَوْ أَدَّاهُ اجْتِهَادُهُ أَنْ لَا اسْتِبْرَاءَ فِيهَا}}


{{Citation|url=https://www.google.com/books/edition/%D9%81%D8%AA%D8%AD_%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%A7%D8%B1%D9%8A_%D8%AC_9_%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%BA%D8%A7%D8%B2%D9%8A/YzZJCwAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&bsq=%D9%84%D9%90%D8%A7%D8%AD%D9%92%D8%AA%D9%90%D9%85%D9%8E%D8%A7%D9%84%D9%90%20%D8%A3%D9%8E%D9%86%D9%92%20%D8%AA%D9%8E%D9%83%D9%8F%D9%88%D9%86%D9%8E%20%D8%B9%D9%8E%D8%B0%D9%92%D8%B1%D9%8E%D8%A7%D8%A1%D9%8E%20%D8%A3%D9%8E%D9%88%D9%92%20%D8%AF%D9%8F%D9%88%D9%86%D9%8E%20%D8%A7%D9%84%D9%92%D8%A8%D9%8F%D9%84%D9%8F%D9%88%D8%BA%D9%90%20%D8%A3%D9%8E%D9%88%D9%92%20%D8%A3%D9%8E%D8%AF%D9%91%D9%8E%D8%A7%D9%87%D9%8F%20%D8%A7%D8%AC%D9%92%D8%AA%D9%90%D9%87%D9%8E%D8%A7%D8%AF%D9%8F%D9%87%D9%8F%20%D8%A3%D9%8E%D9%86%D9%92%20%D9%84%D9%8E%D8%A7%20%D8%A7%D8%B3%D9%92%D8%AA%D9%90%D8%A8%D9%92%D8%B1%D9%8E%D8%A7%D8%A1%D9%8E%20%D9%81%D9%90%D9%8A%D9%87%D9%8E|title=Fath al-Bari|publisher=Dar Taybah|page=487|volume=9|author=Ibn Hajar al-Asqalani}}</ref>
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