Frapper sa femme dans la loi islamique: Difference between revisions

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Dans un autre hadith trouvé dans Sahih Muslim, Abu Bakr informe Muhammad qu'il a giflé la fille de Khadijah, et Muhammad répond en riant et dit à Abu Bakr que ses femmes lui demandent plus d'argent. Abu Bakr et Umar (le deuxième calife de l'Islam et l'autre meilleur ami de Muhammad) répondent en giflant les femmes de Muhammad, Hafsa et (pour la troisième fois) Aisha.
Dans un autre hadith trouvé dans Sahih Muslim, Abu Bakr informe Muhammad qu'il a giflé la fille de Khadijah, et Muhammad répond en riant et dit à Abu Bakr que ses femmes lui demandent plus d'argent. Abu Bakr et Umar (le deuxième calife de l'Islam et l'autre meilleur ami de Muhammad) répondent en giflant les femmes de Muhammad, Hafsa et (pour la troisième fois) Aisha.


{{Quote|{{Muslim|9|3506}}|Jabir b. 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait d'eux) rapporte : Abu Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) est venu et a demandé la permission de voir le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui). Il trouva des gens assis à sa porte et aucun d'entre eux n'avait reçu la permission, mais elle fut accordée à Abu Bakr et il entra. Il trouva l'Apôtre d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) assis, triste et silencieux, avec ses femmes autour de lui. Il (Hadrat 'Umar) dit : Je voulais dire quelque chose qui ferait rire le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui), alors il a dit : Messager d'Allah, j'aurais voulu que tu voies (le traitement infligé à) la fille de Khadija quand tu m'as demandé de l'argent, et que '''je me suis levé et l'ai giflée sur son cou. Le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) a ri '''and said: They are around me as you see, asking for extra money. Abu Bakr (Allah be pleased with him) then got up '''est allé vers 'A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et lui a donné une claque sur le cou''', and 'Umar '''stood up before Hafsa and slapped''' her saying: You ask Allah's Messenger (peace be upon him) which he does not possess. They said: By Allah, we do not ask Allah's Messenger peace be upon him) for anything he does not possess. Then he withdrew from them for a month or for twenty-nine days. Then this verse was revealed to him:" Prophet: Say to thy wives... for a mighty reward" (xxxiii. 28). He then went first to 'A'isha (Allah be pleased with her) and said: I want to propound something to you, 'A'isha, but wish no hasty reply before you consult your parents. She said: Messenger of Allah, what is that? He (the Holy Prophet) recited to her the verse, whereupon she said: Is it about you that I should consult my parents, Messenger of Allah? Nay, I choose Allah, His Messenger, and the Last Abode; but I ask you not to tell any of your wives what I have said He replied: Not one of them will ask me without my informing her. God did not send me to be harsh, or cause harm, but He has sent me to teach and make things easy.}}
{{Quote|{{Muslim|9|3506}}|Jabir b. 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait d'eux) rapporte : Abu Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) est venu et a demandé la permission de voir le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui). Il trouva des gens assis à sa porte et aucun d'entre eux n'avait reçu la permission, mais elle fut accordée à Abu Bakr et il entra. Il trouva l'Apôtre d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) assis, triste et silencieux, avec ses femmes autour de lui. Il (Hadrat 'Umar) dit : Je voulais dire quelque chose qui ferait rire le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui), alors il a dit : Messager d'Allah, j'aurais voulu que tu voies (le traitement infligé à) la fille de Khadija quand tu m'as demandé de l'argent, et que '''je me suis levé et l'ai giflée sur son cou. Le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) a ri '''and said: They are around me as you see, asking for extra money. Abu Bakr (Allah be pleased with him) then got up '''est allé vers 'A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et lui a donné une claque sur le cou''', et 'Umar '''s'est levé devant Hafsa et l'a giflée''' en disant: Tu demandes au Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) ce qu'il ne possède pas. Ils dirent : Par Allah, nous ne demandons pas au Messager d'Allah (paix sur lui) ce qu'il ne possède pas. Puis il se retira d'eux pendant un mois ou pendant vingt-neuf jours. Puis ce verset lui fut révélé :" Prophète : Dis à tes épouses... pour une puissante récompense" (xxxiii. 28). Il alla ensuite d'abord chez 'A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) et dit : Je veux te proposer quelque chose, 'A'isha, mais ne souhaite pas de réponse hâtive avant que tu ne consultes tes parents. Elle dit : Messager d'Allah, qu'est-ce que c'est ? Il (le Saint Prophète) lui récita le verset, à la suite de quoi elle dit : C'est à propos de toi que je dois consulter mes parents, Messager d'Allah ? Non, je choisis Allah, Son messager et la dernière demeure. Mais je te demande de ne dire à aucune de tes épouses ce que j'ai dit : Aucune d'entre elles ne me le demandera sans que je l'en informe. Dieu ne m'a pas envoyé pour être dur, ou causer du tort, mais Il m'a envoyé pour enseigner et rendre les choses faciles.}}


Dans un autre hadith encore, Ali (le quatrième calife de l'islam, cousin, fils adoptif et gendre de Mahomet) donne une violente correction à une esclave devant Mahomet.
Dans un autre hadith encore, Ali (le quatrième calife de l'islam, cousin, fils adoptif et gendre de Mahomet) donne une violente correction à une esclave devant Mahomet.


{{Quote|Ibn  Ishaq:  p 496|As for Ali he said “Women are plentiful, and you can easily change one for another. Ask the slave girl; she will tell you the truth.” So the Apostle called Burayra to ask her and  Ali got up and gave her a violent beating, saying, ‘Tell the Apostle the truth.’”}}
{{Quote|Ibn  Ishaq:  p 496|Quant à Ali, il dit : "Les femmes sont nombreuses, et vous pouvez facilement en changer une pour une autre. Demande à la jeune esclave, elle te dira la vérité." L'Apôtre appela donc Burayra pour l'interroger et Ali se leva et lui donna une violente correction en disant : " Dis la vérité à l'Apôtre. "}}


Un récit trouvé dans les hadiths rapporte que Muhammad a donné un décret ordonnant aux hommes de ne pas battre leurs femmes, mais les hadiths rapportant cela rapportent également que Muhammad a immédiatement changé d'avis après qu'Umar (le 2ème calife guidé) l'ait informé que certaines femmes se sont enhardies envers leurs maris. Ensuite, lorsque certaines femmes se plaignent d'avoir été battues, il ne fait qu'une remarque légère sur leurs maris au lieu de prendre des mesures pour protéger les femmes.
Un récit trouvé dans les hadiths rapporte que Muhammad a donné un décret ordonnant aux hommes de ne pas battre leurs femmes, mais les hadiths rapportant cela rapportent également que Muhammad a immédiatement changé d'avis après qu'Umar (le 2ème calife guidé) l'ait informé que certaines femmes se sont enhardies envers leurs maris. Ensuite, lorsque certaines femmes se plaignent d'avoir été battues, il ne fait qu'une remarque légère sur leurs maris au lieu de prendre des mesures pour protéger les femmes.


{{Quote|{{Abu Dawud|11|2141}}|Iyas ibn Abdullah ibn AbuDhubab reported the Apostle of Allah as saying: Do not beat Allah's handmaidens, but when Umar came to the Apostle of Allah and said: Women have become emboldened towards their husbands, '''he (the Prophet) gave permission to beat them.''' Then many women came round the family of the Apostle of Allah complaining against their husbands. So the Apostle of Allah said: Many women have gone round Muhammad's family complaining against their husbands. They are not the best among you.}}
{{Quote|{{Abu Dawud|11|2141}}|Iyas ibn Abdullah ibn AbuDhubab a rapporté que l'Apôtre d'Allah a dit : Ne battez pas les servantes d'Allah, mais lorsque Umar est venu voir l'Apôtre d'Allah et a dit : Les femmes se sont enhardies envers leurs maris, '''il (le Prophète) a donné la permission de les battre.''' Ensuite, de nombreuses femmes sont venues dans la famille de l'Apôtre d'Allah se plaindre de leurs maris. Alors l'Apôtre d'Allah a dit : De nombreuses femmes sont venues dans la famille de Muhammad se plaindre de leurs maris. Elles ne sont pas les meilleures d'entre vous.}}


Dans un autre hadith, Umar ordonne à un homme de battre sa femme après qu'elle ait essayé de l'empêcher d'avoir des rapports avec sa fille esclave.
Dans un autre hadith, Umar ordonne à un homme de battre sa femme après qu'elle ait essayé de l'empêcher d'avoir des rapports avec sa fille esclave.
{{Quote|{{Muwatta|30||13}}|Yahya related to me from Malik that Abdullah ibn Dinar said, "A man came to Abdullah ibn Umar when I was with him at the place where judgments were given and asked him about the suckling of an older person. Abdullah ibn Umar replied, 'A man came to Umar ibn al-Khattab and said, 'I have a slave-girl and I used to have intercourse with her. My wife went to her and suckled her. When I went to the girl, my wife told me to watch out, because she had suckled her!' '''Umar told him to beat his wife and to go to his slave-girl because kinship by suckling was only by the suckling of the young.'''' "}}
{{Quote|{{Muwatta|30||13}}|Yahya m'a rapporté de Malik qu'Abdullah ibn Dinar a dit : "Un homme est venu voir Abdullah ibn Umar alors que j'étais avec lui à l'endroit où les jugements étaient rendus et l'a interrogé sur l'allaitement d'une personne âgée. Abdullah ibn Umar a répondu : "Un homme est venu voir Umar ibn al-Khattab et a dit : "J'ai une esclave et j'avais des rapports sexuels avec elle. Ma femme est allée la voir et l'a allaitée. Quand je suis allé voir la fille, ma femme m'a dit de faire attention, parce qu'elle l'avait allaitée !' '''Umar lui a dit de battre sa femme et d'aller vers son esclave-fille parce que la parenté par l'allaitement était seulement par l'allaitement des jeunes.'''' "}}


Un hadith classé hasan (le deuxième plus haut niveau d'authenticité selon les spécialistes traditionnels du hadith, après sahih) cite Mahomet disant qu'on ne doit pas demander à un homme pourquoi il bat sa femme:
Un hadith classé hasan (le deuxième plus haut niveau d'authenticité selon les spécialistes traditionnels du hadith, après sahih) cite Mahomet disant qu'on ne doit pas demander à un homme pourquoi il bat sa femme:


{{Quote|1=[http://sunnah.com/urn/1263050 Sunan Ibn Majah 3:9:1986]|2=It was narrated that Ash'ath bin Qais said:
{{Quote|1=[http://sunnah.com/urn/1263050 Sunan Ibn Majah 3:9:1986]|2=Il a été rapporté que Ash'ath bin Qais a dit : "J'étais invité (chez) 'Umar une nuit, et au milieu de la nuit, il est allé frapper sa femme, et je les ai séparés. Lorsqu'il s'est couché, il m'a dit : Ash'ath, apprends de moi une chose que j'ai entendue du Messager d'Allah : '''On ne doit pas demander à un homme pourquoi il bat sa femme''', et ne t'endors pas avant d'avoir prié le Witr."". Et j'ai oublié la troisième chose."}}
"I was a guest (at the home) of 'Umar one night, and in the middle of the night he went and hit his wife, and I separated them. When he went to bed he said to me: 'O Ash'ath, learn from me something that I heard from the Messenger of Allah" '''A man should not be asked why he beats his wife''', and do not go to sleep until you have prayed the Witr."' And I forgot the third thing."}}


Dans un autre hadith encore, une femme se plaint à Mahomet de son mari et lui montre les endroits où il l'a battue et meurtrie. Muhammad écoute la version du mari et conclut que la raison pour laquelle sa femme se plaint est qu'il ne peut pas la satisfaire sexuellement et qu'elle veut retourner chez son ex-mari, bien que le rapport indique seulement que la femme se plaignait d'abus physiques (également prouvés par la couleur "verte" de sa peau). Au lieu de réprimander son mari pour l'avoir battue, Muhammad lui dit qu'elle ne peut pas se remarier avec son ex-mari à moins d'avoir d'abord des rapports sexuels avec son mari actuel.
Dans un autre hadith encore, une femme se plaint à Mahomet de son mari et lui montre les endroits où il l'a battue et meurtrie. Muhammad écoute la version du mari et conclut que la raison pour laquelle sa femme se plaint est qu'il ne peut pas la satisfaire sexuellement et qu'elle veut retourner chez son ex-mari, bien que le rapport indique seulement que la femme se plaignait d'abus physiques (également prouvés par la couleur "verte" de sa peau). Au lieu de réprimander son mari pour l'avoir battue, Muhammad lui dit qu'elle ne peut pas se remarier avec son ex-mari à moins d'avoir d'abord des rapports sexuels avec son mari actuel.


Dans le même hadith, Aïcha déclare également qu'elle n'a vu aucune femme souffrir autant que "les femmes croyantes". Le sens apparent de cette affirmation est que, selon Aïcha, l'épouse de Mahomet, les femmes musulmanes souffraient davantage que leurs homologues païennes et abrahamiques.{{Quote|{{Bukhari|7|72|715}}|Narrated Ikrima: 'Rifaa divorced his wife whereupon Abdur-Rahman married her. Aisha said that the lady came wearing a green veil and complained to her (Aisha) and showed her a '''green spot on her skin caused by beating.''' It was the habit of ladies to support each other, so when Allah's messenger came, Aisha said, '''"I have not seen any woman suffering as much as the believing women. Look! Her skin is greener than her clothes'''! When Abdur-Rahman heard that his wife had gone to the prophet, he came with his two sons from another wife. She said, "By Allah! I have done no wrong to him, but he is impotent and is as useless to me as this," holding and showing the fringe of her garment. Abdur-Rahman said, "By Allah, O Allah's messenger! She has told a lie. I am very strong and can satisfy her, but she is disobedient and wants to go back to Rifaa." Allah's messenger said to her, "If that is your intention, then know that it is unlawful for you to remarry Rifaa unless Abdur-Rahman has had sexual intercourse with you." The prophet saw two boys with Abdur-Rahman and asked (him), "Are these your sons?" On that Abdur-Rahman said, "Yes." The prophet said, "You claim what you claim (that he is impotent)? But by Allah, these boys resemble him as a crow resembles a crow."}}
Dans le même hadith, Aïcha déclare également qu'elle n'a vu aucune femme souffrir autant que "les femmes croyantes". Le sens apparent de cette affirmation est que, selon Aïcha, l'épouse de Mahomet, les femmes musulmanes souffraient davantage que leurs homologues païennes et abrahamiques.{{Quote|{{Bukhari|7|72|715}}|Narrateur Ikrima : 'Rifaa a divorcé de sa femme, après quoi Abdur-Rahman l'a épousée. Aisha a dit que la dame est venue portant un voile vert et s'est plainte à elle (Aisha) et lui a montré '''une tache verte sur sa peau causée par les coups.''' C'était l'habitude des dames de se soutenir mutuellement, donc quand le messager d'Allah est venu, Aisha a dit, '''"Je n'ai vu aucune femme souffrir autant que les femmes croyantes. Regarde, sa peau est plus verte que ses vêtements'''! Quand Abdur-Rahman apprit que sa femme était allée voir le prophète, il vint avec ses deux fils d'une autre femme. Elle dit : "Par Allah ! Je ne lui ai fait aucun mal, mais il est impuissant et m'est aussi inutile que cela", en tenant et montrant la frange de son vêtement. Abdur-Rahman dit : "Par Allah, ô messager d'Allah ! Elle a dit un mensonge. Je suis très fort et je peux la satisfaire, mais elle est désobéissante et veut retourner à Rifaa." L'envoyé d'Allah lui dit : "Si telle est ton intention, sache alors qu'il t'est interdit de te remarier avec Rifaa à moins qu'Abdur-Rahman n'ait eu des rapports sexuels avec toi." Le prophète vit deux garçons avec Abdur-Rahman et lui demanda : "Est-ce que ce sont tes fils ?". Sur ce, Abdur-Rahman répondit : "Oui." Le prophète dit : "Tu prétends ce que tu prétends (qu'il est impuissant) ? Mais par Allah, ces garçons lui ressemblent comme un corbeau ressemble à un corbeau."}}


Dans la version authentique de son sermon d'adieu, Mahomet compare les femmes aux animaux domestiques et dit une fois de plus aux hommes de battre leurs femmes, mais " pas sévèrement ".
Dans la version authentique de son sermon d'adieu, Mahomet compare les femmes aux animaux domestiques et dit une fois de plus aux hommes de battre leurs femmes, mais " pas sévèrement ".


{{Quote|{{Tabari|9|pp. 112-113}}|"Now then, O people, you have a right over your wives and they have a right over you. You have [the right] that they should not cause anyone of whom you dislike to tread on your beds; and that they should not commit any open indecency. If they do, then Allah permits you to shut them in separate rooms and '''to beat them, but not severely'''. If they abstain from [evil], they have the right to their food and clothing in accordance with the custom. Treat women well, for they are [like] domestic animals with you and do not possess anything for themselves. You have taken them only as a trust from Allah, and you have made the enjoyment of their persons lawful by the word of Allah, so understand and listen to my words, O people.}}
{{Quote|{{Tabari|9|pp. 112-113}}|"Maintenant donc, ô peuple, vous avez un droit sur vos épouses et elles ont un droit sur vous. Vous avez le droit qu'elles ne fassent pas fouler vos lits à quelqu'un qui vous déplaît, et qu'elles ne commettent pas d'actes indécents. S'ils le font, alors Allah vous permet de les enfermer dans des pièces séparées et de '''les battre, mais pas sévèrement'''. Si elles s'abstiennent [du mal], elles ont droit à leur nourriture et à leurs vêtements, conformément à la coutume. Traitez bien les femmes, car elles sont [comme] des animaux domestiques chez vous et ne possèdent rien pour elles-mêmes. Vous ne les avez prises que comme une confiance d'Allah, et vous avez rendu licite la jouissance de leurs personnes par la parole d'Allah, alors comprenez et écoutez mes paroles, ô peuple.}}


Dans d'autres versions du sermon d'adieu, les mêmes commentaires sur les coups sont rapportés, comme dans la version suivante d'un hadith de Sunan Abu Dawud (classé Sahih par le célèbre spécialiste moderne du hadith al-Albani). Ici, comme dans le Coran, les hommes musulmans ont pour instruction de battre leurs femmes, bien que certains hadiths nuancent cela en ajoutant "pas sévèrement" :
Dans d'autres versions du sermon d'adieu, les mêmes commentaires sur les coups sont rapportés, comme dans la version suivante d'un hadith de Sunan Abu Dawud (classé Sahih par le célèbre spécialiste moderne du hadith al-Albani). Ici, comme dans le Coran, les hommes musulmans ont pour instruction de battre leurs femmes, bien que certains hadiths nuancent cela en ajoutant "pas sévèrement" :


{{Quote|1=[https://sunnah.com/abudawud/11/185 Sunan Abu Dawud 10:1900]|2=Fear Allaah regarding women for you have got them under Allah’s security and have the right to intercourse with them by Allaah’s word. It is a duty from you on them not to allow anyone whom you dislike to lie on your beds but if they do '''beat them, but not severely.''' You are responsible for providing them with food and clothing in a fitting manner.}}
{{Quote|1=[https://sunnah.com/abudawud/11/185 Sunan Abu Dawud 10:1900]|2=Craignez Allah au sujet des femmes, car vous les avez placées sous la protection d'Allah et vous avez le droit d'avoir des rapports avec elles par la parole d'Allah. Il est de votre devoir de ne pas permettre à une personne que vous n'aimez pas de se coucher sur vos lits, mais si elle le fait, '''battez-la, mais pas sévèrement.''' Il vous incombe de leur fournir de la nourriture et des vêtements de manière convenable.}}


La mise en garde "mais pas sévèrement" apparaît également dans d'autres narrations du sermon d'adieu dans d'autres recueils de hadiths, bien que les traductions anglaises aient parfois mal traduit la même phrase arabe.
La mise en garde "mais pas sévèrement" apparaît également dans d'autres narrations du sermon d'adieu dans d'autres recueils de hadiths, bien que les traductions anglaises aient parfois mal traduit la même phrase arabe.
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{{Main|Wife Beating in the Qur'an}}Pamela K. Taylor is the co-founder of Muslims for Progressive Values, former director of the Islamic Writers Alliance, and a strong supporter of the female Imam movement. On the Faith Panelist Blog, she writes:
{{Main|Wife Beating in the Qur'an}}Pamela K. Taylor is the co-founder of Muslims for Progressive Values, former director of the Islamic Writers Alliance, and a strong supporter of the female Imam movement. On the Faith Panelist Blog, she writes:


{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|The brutal and gruesome murder of Aasiya Zubair Hassan has prompted a great deal of soul searching in the Muslim community. National organizations, the local community, imams, Muslim social workers, activists and writers have all agonized over how the community did not do enough to protect Aasiya, despite evidence that her husband, the man charged with killing her, was known to be violent. They have called for imams to preach against domestic violence as against the standards of Islam, and for communities to stand in solidarity with Muslim women who complain of abuse, rather than counseling patience or questioning if there is anything they might have done to cause the abuse, or that they could change in order to avert future abuse.<BR>
{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|Le meurtre horrible et brutal d'Aasiya Zubair Hassan a suscité un grand examen de conscience dans la communauté musulmane. Les organisations nationales, la communauté locale, les imams, les travailleurs sociaux musulmans, les militants et les écrivains se sont tous interrogés sur la façon dont la communauté n'a pas fait assez pour protéger Aasiya, malgré les preuves que son mari, l'homme accusé de l'avoir tuée, était connu pour être violent. Ils ont demandé que les imams prêchent contre la violence domestique, qui est contraire aux normes de l'islam, et que les communautés soient solidaires des femmes musulmanes qui se plaignent d'être maltraitées, plutôt que de les conseiller avec patience ou de leur demander s'il y a quelque chose qu'elles ont pu faire pour causer la maltraitance, ou qu'elles pourraient changer afin d'éviter de futurs abus.
To be sure, domestic violence is indeed against the teachings of Islam, and murder of family members is especially repugnant. The Qur'an teaches that men should remain with their wives in kindness, or separate from their wives with kindness, and specifically that they should not stay with their wives in order to do harm to them (2:229, 2:231). It offers a vision of spousal equality when it prescribes a decision making process within the family of mutual consultation (2:233), and labels both husband and wife with the term "zauj" (4:1 and others) and describes them as protecting garments for one another (2:187).}}
Certes, la violence domestique est effectivement contraire aux enseignements de l'Islam, et le meurtre de membres de la famille est particulièrement répugnant. Le Coran enseigne que les hommes doivent rester avec leurs femmes avec gentillesse, ou se séparer d'elles avec gentillesse, et spécifiquement qu'ils ne doivent pas rester avec leurs femmes dans le but de leur faire du mal (2:229, 2:231). Il offre une vision de l'égalité entre les époux lorsqu'il prescrit un processus de prise de décision au sein de la famille par consultation mutuelle (2:233), et désigne le mari et la femme par le terme "zauj" (4:1 et autres) et les décrit comme des vêtements protecteurs l'un pour l'autre (2:187).}}


The relevant portion of {{Quran|2|229}} reads as follows: "The divorce (is) twice. Then to retain in a reasonable manner or to release (her) with kindness." The relevant portion of  {{Quran|2|231}} reads: "And when you divorce the women and they reach their (waiting) term, then retain them in a fair manner or release them in a fair manner. And (do) not retain them (to) hurt so that you transgress." Both of these verses speak of men 'retaining' their women, denoting possession and one-sided agency. {{Quran|2|233}} speaks of the gender-specific roles that men and women must play in raising a child - a far cry from gender equality. The Arabic word ''zauj'' simply means spouse. {{Quran|2|187}}, while equal in its application of the 'garment' metaphor to both genders, is also a stand out example of how the Quran conceives of itself as primarily addressed to men, and not both genders equally - it opens with the following: "Allowed unto you, on the night of fasts, is consorting with your women."
The relevant portion of {{Quran|2|229}} reads as follows: "The divorce (is) twice. Then to retain in a reasonable manner or to release (her) with kindness." The relevant portion of  {{Quran|2|231}} reads: "And when you divorce the women and they reach their (waiting) term, then retain them in a fair manner or release them in a fair manner. And (do) not retain them (to) hurt so that you transgress." Both of these verses speak of men 'retaining' their women, denoting possession and one-sided agency. {{Quran|2|233}} speaks of the gender-specific roles that men and women must play in raising a child - a far cry from gender equality. The Arabic word ''zauj'' simply means spouse. {{Quran|2|187}}, while equal in its application of the 'garment' metaphor to both genders, is also a stand out example of how the Quran conceives of itself as primarily addressed to men, and not both genders equally - it opens with the following: "Allowed unto you, on the night of fasts, is consorting with your women."
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====Contestation of the word ''daraba''====
====Contestation of the word ''daraba''====
{{Main|Wife Beating in the Qur'an}}{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|The fulcrum of this patriarchal interpretation is verse 4:34. Translations vary wildly, ranging from those defining men the the defenders of women to those who render it as men being in charge of women. (The Arabic word, qawamun, comes from a root which means to stand up, thus men are called to stand up for women.) The verse goes on to say that devout women protect that which Allah would have them protect in their husbands absences. Again, the interpretations vary wildly -- from those who read it quite literally, describing pious women as devoted to Allah, to those who take it mean women should be devoutly obedient to their husbands. It continues, saying that if men fear "nushuz" (understood variously as openly rebellion, adultery, spiritual negligence, or wifely disobedience), they should admonish their wives and then separate from them in sleeping arrangements. And then the third phase -- the word used is "daraba."
{{Main|Wife Beating in the Qur'an}}{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|Le point d'appui de cette interprétation patriarcale est le verset 4:34. Les traductions varient énormément, allant de celles qui définissent les hommes comme les défenseurs des femmes à celles qui le rendent comme des hommes responsables des femmes. (Le mot arabe, qawamun, vient d'une racine qui signifie se lever, les hommes sont donc appelés à défendre les femmes). Le verset poursuit en disant que les femmes pieuses protègent ce qu'Allah voudrait qu'elles protègent en l'absence de leurs maris. Là encore, les interprétations varient énormément - de ceux qui le lisent littéralement, décrivant les femmes pieuses comme dévouées à Allah, à ceux qui considèrent qu'il signifie que les femmes doivent être pieusement obéissantes à leurs maris. Il poursuit en disant que si les hommes craignent le "nushuz" (compris diversement comme la rébellion ouverte, l'adultère, la négligence spirituelle ou la désobéissance conjugale), ils doivent réprimander leurs femmes et ensuite se séparer d'elles pour dormir. Et puis la troisième phase - le mot utilisé est "daraba".


Daraba is used for many, many things in the Qur'an, from sexual intercourse to parting company, from metaphorically striking a parable to physically striking a person or thing. The vast majority of commentators, have understood the meaning of 4:34 to mean hitting. Modern interpreters such as Ahmed Ali and Laleh Bakhtiar, have made a case that this interpretation is wrong.
La daraba est utilisée pour beaucoup, beaucoup de choses dans le Coran, des rapports sexuels à la séparation, de la frappe métaphorique d'une parabole à la frappe physique d'une personne ou d'une chose. La grande majorité des commentateurs ont compris le sens de 4:34 comme signifiant frapper. Des interprètes modernes, comme Ahmed Ali et Laleh Bakhtiar, ont démontré que cette interprétation était erronée.


Bakhtiar's argument is particularly strong.}}  
L'argument de Bakhtiar est particulièrement fort.}}  


Taylor cites Laleh Bakhtiar, an Islamic modernist who argues that Islam does not instruct violence against women and that the word ''daraba'' in {{Quran|4|34}} means 'to send away'.  Bakhtiar's influence has generally been confined to the Western academy (outside of Islamic studies departments) and has, alongside Taylor's work, been all but comprehensively ridiculed by the wider Islamic world. Her decision to translate {{Quran|4|34}} to suit her modernist interpretation in her English translation of the Quran triggered immense controversy, and many Islamic scholars issued statements denouncing what they described as her 'alteration' of scripture, resulting in the Islamic Society of North America banning the sale of her work in Islamic bookstores in Canada.
Taylor cite Laleh Bakhtiar, une islamiste moderniste qui affirme que l'islam n'ordonne pas la violence contre les femmes et que le mot daraba dans {{Quran|4|34}} signifie "renvoyer". L'influence de Bakhtiar s'est généralement limitée au milieu universitaire occidental (en dehors des départements d'études islamiques) et a été, tout comme les travaux de Taylor, presque entièrement ridiculisée par le monde islamique au sens large. Sa décision de traduire {{Quran|4|34}} pour l'adapter à son interprétation moderniste dans sa traduction anglaise du Coran a déclenché une immense controverse, et de nombreux érudits islamiques ont publié des déclarations dénonçant ce qu'ils décrivaient comme son "altération" des Écritures, ce qui a conduit l'Islamic Society of North America à interdire la vente de son ouvrage dans les librairies islamiques au Canada.


Taylor describes Bakhtiar's argument as 'particularly strong'. While this may be Taylor's view, no serious scholar has endorsed Bakhtiar's interpretation (see [[Wife Beating in the Qur'an]]).
Taylor décrit l'argument de Bakhtiar comme "particulièrement fort". Bien que cela puisse être le point de vue de Taylor, aucun spécialiste sérieux n'a approuvé l'interprétation de Bakhtiar (voir [[Wife Beating in the Qur'an]]).


====Muhammad never hit a woman====
====Muhammad n'a jamais frappé une femme====
{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|She described her approach to this verse in a lecture I attended two years ago. She told the audience that she went to many, many scholars and asked them, "Did the Prophet ever hit his wives?" To which all them replied, "No, he never hit his wives." This is directly supported by a hadith narrated by his wife Aishah, who reported "The Messenger of Allah never struck a servant of his with his hand, nor did he ever hit a woman. He never hit anything with his hand, except for when he was fighting a battle in the cause of Allah." Bakhtiar then asked the scholars, "And the Prophet always obeyed Allah, correct?" To which the answer was an emphatic "Yes, the Prophet was the embodiment of the Qur'an."
{{Quote|[http://newsweek.washingtonpost.com/onfaith/panelists/pamela_k_taylor/2009/02/aasiya_hassan_domestic_violenc.html Aasiya Zubair Hassan, Domestic Violence and Islam]<BR>Pamela K. Taylor, The Washington Post, February 27, 2009|Elle a décrit son approche de ce verset lors d'une conférence à laquelle j'ai assisté il y a deux ans. Elle a raconté à l'auditoire qu'elle avait consulté de très nombreux érudits et leur avait demandé : "Le Prophète a-t-il jamais frappé ses femmes ?" Ce à quoi ils ont tous répondu : "Non, il n'a jamais frappé ses femmes." Ceci est directement soutenu par un hadith rapporté par sa femme Aïcha, qui a rapporté "Le Messager d'Allah n'a jamais frappé un de ses serviteurs avec sa main, et il n'a jamais frappé une femme. Il n'a jamais frappé quoi que ce soit avec sa main, sauf lorsqu'il menait une bataille dans la cause d'Allah." Bakhtiar a ensuite demandé aux savants : "Et le Prophète a toujours obéi à Allah, n'est-ce pas ?". À quoi la réponse a été un emphatique "Oui, le Prophète était l'incarnation du Coran".
 
"Alors, comment," a-t-elle demandé, "expliquez-vous que lorsqu'il avait des problèmes avec ses femmes, il les admonestait, il s'abstenait de coucher avec elles pendant un mois, mais il n'allait jamais jusqu'à la troisième étape et les frappait ? Était-il désobéissant à Allah, ou avons-nous mal compris le verset 4:34 ?" À quoi, dit-elle, les savants n'avaient pas de réponse.
"Then, how," she asked, "do you explain that when he had problems with his wives, he admonished them, he refrained from sleeping with them for a month, but he never went to the third step and hit them? Was he being disobedient to Allah, or have we misunderstood verse 4:34?" To which, she says, the scholars had no answer.
Sa réponse est que nous avons mal compris le verset 4:34, et que nous devons regarder ce que le Prophète a réellement fait après ce mois de séparation - c'est-à-dire offrir à ses épouses le choix de divorcer ou de rester avec lui en prenant la résolution d'éviter les comportements qu'il trouvait si répréhensibles. Bien qu'elle traduise "daraba" par "s'éloigner d'elles" (ce qui est l'usage le plus courant du terme dans le Coran), il semble qu'il serait préférable de le traduire par "conclure un marché avec elles".}}
 
Her answer is that we have misunderstood 4:34, and that we have to look at what the Prophet actually did after that month's separation -- which was to offer his wives the choice of divorcing him or remaining with him while resolving to avoid the behaviors he found so objectionable. While, she translates "daraba" as "to go away from them," (which is the most common usage of the term in the Qur'an), it seems that it might be better rendered as "to strike a bargain with them."}}


Bien que l'anecdote de seconde main présentée par Taylor puisse être vraie, il existe plusieurs hadiths (cités et discutés ci-dessus dans le présent article) qui contredisent directement le rapport d'Aïcha selon lequel Mahomet n'a jamais frappé un serviteur ou une femme - ce qui est intéressant, les hadiths qui rapportent que Mahomet a frappé des femmes, y compris Aïcha elle-même, et qu'il a autorisé ses compagnons à faire de même se trouvent dans des recueils de hadiths plus fiables (à savoir Sahih Muslim et Sahih Bukhari) que le recueil dans lequel se trouve le hadith d'Aïcha cité par Taylor (Sunan Abu Dawud). Il est également probable que les érudits islamiques rejettent l'idée que Mahomet ait jamais frappé ses femmes, car cela porterait atteinte à son statut théologique d'Insan al-Kamil (littéralement "l'homme parfait") - il s'agit toutefois d'une dissonance théologique plutôt que d'une objection historiquement fondée.
Bien que l'anecdote de seconde main présentée par Taylor puisse être vraie, il existe plusieurs hadiths (cités et discutés ci-dessus dans le présent article) qui contredisent directement le rapport d'Aïcha selon lequel Mahomet n'a jamais frappé un serviteur ou une femme - ce qui est intéressant, les hadiths qui rapportent que Mahomet a frappé des femmes, y compris Aïcha elle-même, et qu'il a autorisé ses compagnons à faire de même se trouvent dans des recueils de hadiths plus fiables (à savoir Sahih Muslim et Sahih Bukhari) que le recueil dans lequel se trouve le hadith d'Aïcha cité par Taylor (Sunan Abu Dawud). Il est également probable que les érudits islamiques rejettent l'idée que Mahomet ait jamais frappé ses femmes, car cela porterait atteinte à son statut théologique d'Insan al-Kamil (littéralement "l'homme parfait") - il s'agit toutefois d'une dissonance théologique plutôt que d'une objection historiquement fondée.